Juste avant leur show au Hellfest, Seidemann, bassiste de 1349, s’est prêté à une interview pour nous présenter leur futur album Massive Cauldron of Chaos, qui sortira le 29 septembre. Bien que discret sur le nouvel album, Seidemann revient sur les tournées américaines et aborde leur profonde volonté de promouvoir leur futur opus sur scène. [Entretien avec Seidemann (basse) par Corentin Charbonnier – Photo : DR]

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Parlons de ce nouveau Massive Cauldron of Chaos. Comment s’est passé l’enregistrement de l’album ?

Je vais faire de mon mieux pour te faire un condensé des évènements ! La majorité des morceaux est écrite par Archaon, le guitariste du groupe ; il nous les présente pendant les répétitions, on les travaille tous ensemble et chaque membre écrit ensuite ses propres parties. Et quand on sent qu’on les a suffisamment travaillés, on se rend au studio et on laisse la magie faire son effet.

 

Où se sont justement déroulées les sessions d’enregistrements ?

Nous avons enregistré Massive Cauldron of Chaos au même studio où nous avons enregistré tous nos albums depuis Beyond the Apocalypse en 2004. On aime vraiment travailler là-bas. Le studio appartient à Ronni le Tekrø, guitariste du groupe de Heavy Metal TNT. C’est un musicien très talentueux, un excellent producteur et il s’y connaît parfaitement en terme de son. Il comprend parfaitement 1349, il a même joué certaines guitares sur l’album Demonoir il y a quatre ans. Et puis, il y a une ambiance là-bas qui permet à 1349 d’être ce qu’il est.

 

Je vois que tu portes le T-shirt représentant la cover du prochain album ; qui s’est occupé de l’artwork ?

C’est précisément ici que l’on se rend compte que je n’ai pas fait mes devoirs… Je ne connais pas son nom ! Notre chanteur a entretenu la majorité des contacts avec l’artiste, mais ce n’est pas mon cas. Donc, monsieur l’artiste, qui que tu sois, je te dois des excuses et une bière la prochains fois que l’on se voit, tu as fourni un excellent boulot !

 

On peut dire que vous êtes un groupe plutôt productif avec près d’un album par an. Et puis, avec Demonoir, quatre ans se sont passés malgré la sortie d’un DVD entre temps. Y a-t-il une raison à l’espacement entre ces albums ?

Le fait est que lorsque l’on a commencé avec Liberation et Beyond the Apocalypse, nous avions pour objectif de sortir un album par an. Et lorsque nous avons commencé à tourner aux USA, on s’est rendu compte que cela prenait beaucoup de temps et que c’était beaucoup de travail. Autant nous tournions peu au début, il s’agissait plus de concerts ici et là, autant maintenant il nous est très difficile de garder le rythme que l’on s’était fixé.

 

En parlant de tournée, j’ai cru comprendre que vous avez eu des problèmes pendant la tournée avec Behemoth aux USA.

Effectivement, nous avons eu du mal à rentrer sur le territoire américain. Il y a eu tout un processus bureaucratique, sans doute nécessaire, pour faire venir le groupe et on ne nous a pas rendu les choses faciles. Il a fallu demander l’autorisation six mois à l’avance alors que la proposition de tournée aux côtés de Behemoth s’était faite relativement tard. Cela demande tellement de planification à l’avance, c’est vraiment un bordel logistique et il y a beaucoup de paperasse à remplir. Bref, ça prend beaucoup de temps de préparer ces tournées. Mais c’est toujours un plaisir de jouer aux USA. Qui plus est, aux côtés de Behemoth, un putain de groupe composé de putains de personnes. C’est un gros groupe, sans doute le plus gros groupe de metal extrême.

Et sans eux, nous n’aurions jamais eu ce public aussi fou !

 

Aujourd’hui 1349 est un groupe à la renommée certaine. Penses-tu qu’avoir Frost comme batteur a été un atout pour la popularité du groupe (également batteur de Satyricon, NDL) ? Ou était-ce au contraire un problème que l’on ne parle de 1349 uniquement grâce à sa présence dans le line-up ?

C’est ce qu’on pourrait appeler une épée de Damoclès, une arme à double tranchant. On avait deux réactions principales « Oh, c’est ce groupe, Frost joue dedans », mais aussi « Tiens, c’est le side project de Frost », et je me disais « Et moi ? Et le chanteur ? ». On a commencé à bosser ensemble au début des années 90, j’ai fait 1349 pendant la majorité de ma vie et je peux te dire que ce n’est pas un side-project pour qui que ce soit, c’est un groupe à part entière. Il y a des avantages et des inconvénients, ça nous a ouvert des portes mais ça nous plaçait aussi dans l’ombre de Satyricon. Cela dit, Satyricon et 1349 n’ont rien de similaire mis à part le fait qu’ils ont le même batteur.

 

Quel effet ça vous fait de jouer ici au Hellfest Open Air pour la seconde fois ?

Ça nous très fait plaisir, je suis vraiment content d’être ici. C’est déjà la deuxième fois ? Le temps passe vite ! Le Hellfest est un gros gros festival, avec de nombreux groupes intéressants, des gens biens, un public de folie. 1349 est toujours bien accueilli en France. Les gens ont l’air de nous aimer et c’est vraiment appréciable. Quand on a un bon public énergique c’est toujours plus facile de faire un show puissant et brutal. La musique extrême n’apparaît pas toute seule, on a besoin de l’énergie du public pour pouvoir la leur rendre.

 

Est-ce que tu comptes aller voir certains concerts ?

Je pense que je vais surtout rentrer à l’hôtel pour dormir étant donné qu’on a pas mal voyagé depuis hier, sans compter qu’il y avait la grève des trains, et on a aussi pas mal marché dans Paris. Pourtant, il y a pas mal de groupes que j’aimerais voir, mais je donne la priorité au sommeil pour pouvoir faire un bon show demain. Même si j’aimerais voir les amis de Trollfest, Nile, Black Sabbath. Le line-up du festival est vraiment impressionnant.

1349
Un Chaos bien massif !

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