AMENRA
De Doorn
Doom/Sludge Metal atmosphérique
Relapse Rec.

Arghh !!!! Un nouvel album studio d’Amenra ! À l’heure du déconfinement, voilà que nos amis belges viennent nous replomber l’ambiance avec De Doorn (« l’épine » en flamand), d’où cet artwork représentant des épines coulées dans le bronze, symboles des souffrances de chacun des membres du collectif qui s’est vu remettre un morceau de l’œuvre. Lentement, mais sûrement, ses épines s’enfoncent dans nos chaires tout au long de ses cinq nouvelles chansons qui font l’effet d’un véritable chemin de croix pour le chanteur Colin et ses apôtres dont la nouvelle et discrète Caro (Oathbreaker) qui assure quelques chœurs ici ou là (« Ogentroost »). Les intros sont longues et atmosphériques rappelant parfois Neurosis ou Cult of Luna (sans le côté expérimental), propices à l’introspection et à la transe, souvent ponctuées de narrations en flamand. Les guitares lourdes et saturées, ou légères avec un léger crunch, le tout capté dans une atmosphère suicidaire, le chanteur Colin étant à la limite de la rupture comme lors de ses séances live de suspension/crochetage avec poids (des pierres en l’occurrence ?!) même s’il avait dit qu’il arrêterait en concert… Ce cinquième album studio masterisé, s’il-vous-plaît, au célèbre studio Abbey Road, est le premier chanté tout en flamand pour Amenra, mais aussi le premier, on l’espère, d’une longue série chez Relapse Records. Il ne vous laissera pas indifférent mais décevra peut-être les puristes par son manque de relief et sa trop grande monotonie même si c’est là le concept artistique. [Seigneur Fred]