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Si nous devions d’écrire en un mot ce nouveau contenu des Américains de Chevelle, ce serait « expérimental ». L’ambition est grande à l’écoute de ce disque plein d’espoirs pour le groupe, et on sent surtout une évolution dans tous les domaines. Si La Gargola en 2014 amorçait un virage pour le moins bon et rafraîchissant dans le domaine du métal alternatif revenant sur des bases passées, The North Corridor, huitième album du trio de Chicago, développe ici un metal US assez brut très live et amenant une violence comme jamais réalisé auparavant depuis Wonder What’s Next ou encore This Type of Thinking. Nous le ressentons dès « Door To Door Cannibals » qui démarre très fort avec la guitare lourde de Pete. Quel prod ! « Enemies » suit un tempo plus rapide et déclare la guerre au site Wikipédia. L’apocalyptique groove du single « Joyride » met en valeur la basse très grasse de Bernardini ponctué par l’autre single « Woung Wicked » ou Pete renvoi ses démons aux vestiaires avec un joli break de chœurs d’enfants. La voix de Pete Loeffler est impressionnante de maîtrise. Les lyrics sont sombres et pesants à la manière de « Rivers » et son intro type flamenco. Il explose littéralement ses cordes vocales mais c’est aussi nous surprendre avec des lignes aériennes de bel augure sur le poignant « Punchline » et le bonus track « A Miracle » le plus mélodique du skeud. The North Corridor est un album difficile d’accès, compact, remarquable, mais certainement le moins digeste de sa discographie. Chevelle n’a certes plus rien à prouver, mais se fait plaisir en balançant son album le plus dur à ce jour.

[Loïc Cormery]

CHEVELLE
The North Corridor

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