CRISIX
Crisix Sessions : #1 American Thrash
Thrash Metal
Listenable Records/Pias
★★★★☆

¡ Hola Barcelona ! ¿ Qué tal ? Alors que la Catalogne fut pas mal secouée récemment entre les mouvements indépendantistes à Barcelone et les catastrophes naturelles (inondations) en octobre dernier, Crisix enfonce le clou cet automne en nous brisant la nuque à coups de méchantes mosh-parts et de riffs Thrash qui tuent avec un premier concept album dédié au Thrash US. En voilà une bonne idée pour honorer leurs pairs alors que les leaders du genre (Slayer) partent en retraite en cette fin d’année malheureusement… Si en 2018, la précédente galette Against The Odds des Espagnols était peut-être légèrement en deçà de nos espérances par rapport à l’excellent From Blue To Black (2016), cette session #1 de reprises de groupes cultes est à la fois une manière de rattraper le coup tout en battant le fer tant qu’il est chaud pour faire parler du quintet barcelonais dans ce contexte de revival Thrash actuel sur la scène Métal. A travers huit brûlots, Crisix réinterprète avec honnêteté huit classiques du Thrash américain avec sa fougue véritablement contagieuse. Alors au menu, on commence par « World In A World » tiré du second album Oppressing The Masses (1990) de Vio-lence où figurait déjà un certain Robb Flynn à la guitare au côté de Phil Demmel qui a d’ailleurs relancé le groupe dernièrement du côté de Frisco… Puis c’est au tour des New Yorkais de Nuclear Assault d’être revisités à la sauce Thrash catalane sur « Critical Mass » bien groovy et puissant mais plutôt classique au demeurant (extrait de l’album Handle With Care de 1989). Introduit par une voix de zombie où Crisix se fait plaisir, « The ‘Hood » du groupe de Los Angeles Evildead fait monter un peu plus la température dans le pit avec un solo superbement et sobrement interprété. « Chalice Of Blood » (Forbidden) nous rappelle les belles heures de la Bay Area (album Forbidden Evil de 1989 où l’on retrouvait alors le batteur Paul Bostaph (futur ex-Slayer)). Au micro, Julián Baz délivre une belle performance, passant de screams aigus à des growls puissants. Il en va de même pour les autres classiques de la Bay Area avec « Toxic Waltz » d’Exodus et « C.O.T.L.O.D. » de Testament, entrecoupés par l’énorme « Imitation Of Life » puisé dans l’album culte Among The Living du célèbre groupe de Yonkers : Anthrax. Cette session se conclut par la reprise bien speed et intense d’« Infectious Hospital Waste » de l’album Tortured Existence (1990) des New Yorkais de Demolition Hammer. Tout cela reflète bien au final les influences américaines de Crisix avec ce Thrash Métal à tendance crossover très à la mode actuellement. On aurait aimé cependant un peu plus de prise de risques, artistiquement parlant notamment, mais aussi plus de chansons de la part de nos Catalans sur ce Sessions : #1 American Thrash car même si le headbanging est assuré ici, un ou deux nouveaux morceaux inédits supplémentaires de Crisix auraient fait plaisir aux fans en attendant un prochain album studio même si c’est en live que Crisix s’apprécie surtout. Pour l’heure, ne boudons pas notre plaisir de secouer l’échine avec ce disque de reprises qui bien sûr ne peuvent égaler les chansons originales.

[Seigneur Fred]

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Sessions : #1 American Thrash

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