Cult Of Luna VertikalPour ce sixième album, les Suédois continuent à repousser les frontières d’un genre aux codes durs à casser. Après avoir sorti l’album le plus sombre et le plus technique de leur carrière, ils prennent la tangente. Ils avaient exploré la forêt, ils exploreront la ville. D’un son organique et chaleureux, nous passons à quelque chose de plus froid, de plus futuriste, à l’image du concept développé. Cult Of Luna ose l’inédit en créant des beats frappés sur une échelle en aluminium, en utilisant des sons numériques ou en répétant à l’infini des riffs épurés. Le groupe ayant perdu son chanteur principal, seul Johannes occupe ce poste désormais. Il se révèle assez convaincant au chant clair sur quelques morceaux. Mais si la production est différente, on retrouve les compositions magnifiquement progressives, sombres et puissantes du groupe. Cult Of Luna s’éloigne de la scène qui l’a vu naître pour garder une longueur d’avance. Pari réussi.

 

[Noémy Langlais]

Cult of Luna
Vertikal

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