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Après 20 ans de succès, la question se posait : Deftones allait-il faillir un jour ? Nous voilà rassurés, ils sont humains ! (Ironie) En tout cas, aujourd’hui, ils le prouvent avec ce premier échec dans leur discographie. Pardonnez-nous si nous n’y allons pas par quatre chemins, mais nous ne retrouvons pas le Deftones qui nous a fait rêver. Même si le groupe évolue – heureusement – et ses dernières œuvres tendaient vers le chef d’œuvre, Gore semble être le début d’une nouvelle ère pour le groupe… et on comprend mieux pourquoi Stephan Carpenter ne voulait pas participer à son écriture, tant les riffs plombants y sont quasi inexistants, à part sur « Doomed User » et « Gore », qui rappellent un peu les premières heures du groupe. Pas un seul instant nous aurions imaginé dire du mal d’un groupe que l’on a adoré pendant plusieurs années, mais où sont les hymnes de Chino Moreno ? Et ne parlons pas ce artwork de mauvais goût ! Deftones nous livre – dirons-nous enfin ? – un album très peu inspiré, à l’exception des fabuleux « Phantom Bride » et « Rubicon »… maigres consolations.

[Loïc Cormery]

DEFTONES
Gore

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