On a taillé le bout de gras avec Leif Jensen, frontman à la chevelure dorée des Allemands de Dew Scented… entre autres activités.

[Entretien par Philippe Jawor]

Quelles ont été les sources d’inspiration d’Intermination ?

Ça commence fort ! (rires) Difficile à dire… J’imagine qu’on a tout ça en nous et qu’on essaie de le retranscrire au mieux. Je veux dire, on est tous fans de metal, et on essaie de le jouer du mieux que l’on peut, comme on l’aime. Icarus a été un bon tremplin pour aller encore plus loin.
Il y a une belle alchimie dans le groupe, en ce moment, ça aide aussi à se motiver, tout le monde participe à l’écriture : par exemple, c’est la première fois que Rory (guitare) et Joost (basse) contribuent à l’écriture, à raison de trois morceaux chacun. Musicalement, on est essentiellement inspirés par la deuxième moitié des 80’s de la Bay Area Thrash et du death du début des années 90. On s’en tiendra probablement toujours à ça, mais il y a plein de nouveaux groupes qui gardent un intérêt pour cette scène-là. C’est une motivation supplémentaire, il faut rester vigilant !
Au niveau des paroles, on peut dire que tout ce à quoi je suis confronté quotidiennement a un impact sur moi. Retranscrire ça en paroles, c’est un bon exutoire, que je parle de problèmes personnels, que questions sociétales, de politique, d’histoire, ou quoi que ce soit qui mérite un traitement verbal !

Dew Scented

À quoi ont ressemblé les processus d’écriture/enregistrement, dans ce cas ?

Pour être tout à fait honnête, on a essayé de faire différemment cette fois, voir si ça marcherait. On avait déjà enregistré les 3 morceaux principaux de l’EP anniversaire d’Insurgent, mais nous les avions fait mixer par Jörg Uken aux studios Soundlodge. Cette fois, notre batteur Koen avait plus de matériel dans son studio, et puis il avait progressé sur le plan technique : on a décidé de tout enregistrer chez lui, à notre rythme, à part le chant que j’ai enregistré chez notre ingé-son, dont le studio n’est pas loin de chez moi. Ensuite, on a emmené tout ça chez notre ami Dan Swanö pour le mix et le mastering. Je pense que c’était une bonne méthode, on est très contents du son d’Intermination : il sonne clair, mais puissant. On cherchait un son plus ouvert, plus organique, je crois que nous l’avons atteint.

Petite anecdote : l’été dernier, au Sylak Open Air, je me souviens que vous aviez joué sur du matériel emprunté. Peux-tu m’expliquer ce qui s’était passé ?

(rires) En effet… on est arrivés au Sylak sans nos instruments, parce que la compagnie aérienne les avais perdus quand nous partions pour le Brutal Assault, en République Tchèque, quelques jours auparavant. Heureusement, Olivier de Benighted, mon frère, nous a présenté à des personnes à qui on pouvait emprunter du matos. On a beaucoup improvisé ce jour-là, mais c’était un weekend très sympa, un bon petit festival ou les genres se mélangent.
Au final, nos instruments étaient restés à Düsseldorf, notre point de départ ; j’imagine qu’ils n’ont pas été dispatchés correctement, et qu’ils ont estimé qu’il valait mieux les garder sur place plutôt que d’essayer de nous les renvoyer de vol en vol. Le seul truc qu’on n’avait pas perdu, c’est mon microphone, que je garde dans mon bagage à main. Moi, je n’étais pas perdu ! (rires)

Dew Scented

Tu multiplies les casquettes : tu es aussi le manager de Tribulation (cf. MO#68). Y a-t-il quelque chose de prévu entre Dew Scented et Tribulation, ou avec d’autres groupes ?

Tribulation, c’est un groupe très prometteur, et The Children Of The Night est probablement mon album préféré de l’année 2015, jusqu’à présent. Pour autant, nous n’avons rien de prévu avec eux.
Par contre, on a une tournée européenne qui commence en octobre, sous-titrée
 “Thrash Mercenaries” , avec nos vieux amis français de No Return ainsi que les Espagnols d’Angelus Apatrida, deux très bons groupes sur scène ; ça va être de bonnes soirées pour les fans de Thrash et de Death… et il y a pas mal de dates en France !
À l’occasion de cette tournée, on va d’ailleurs sortir un split EP très limité avec Angelus Apatrida, qui inclura deux titres inédits de Dew Scented ; vous en saurez plus bientôt…

DEW SCENTED
Sur tous les fronts

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