En tournée dernièrement aux côtés de Krisiun et Septicflesh en Europe pour défendre Eclipse, un cinquième opus réussi à la production léchée, la principale tête pensante du combo suédois nous parle de son nouveau bébé. 

[Entretien avec Carl Stjärnlöv (guitare/chœurs) par Seigneur Fred – Photo : DR]

Left to right: Dan Darforth (Bass), Carl Stjärnlöv (Guitars), Sverker Widgren (Guitars, Vocals), Pär Johansson (Drums)

Comment avez-vous abordé ce nouvel album Eclipse après l’ambitieux Neogenesis qui contenait un livre écrit par tes soins ? S’agit-il encore d’un concept album ?

Eclipse est également un concept album mais avec une approche plus directe. Il n’y a pas de livre, et le contenu est plus simple. J’ai pensé entre temps que Neogenesis était un peu lourd et je crois que beaucoup de gens l’ont trouvé difficile à digérer… (rires) Alors cette fois j’ai voulu des paroles qui aillent droit au but ! Les nouveaux textes invitent l’auditeur à réfléchir sur le côté obscur de l’humanité et ses propres ténèbres. Musicalement, on commence généralement par l’enregistrement chez nous d’un projet de chansons que nous travaillons ensuite ensemble en studio et en pré-production. Puis on essaie de régler tous les détails afin de pouvoir nous concentrer sur l’ensemble et sa performance, et façonner le son lors de la production de l’album.

Artwork du 5e album de Diabolical : « Eclipse »

Quelques mots sur votre tournée ce printemps avec Krisiun et Septicflesh ? Cela ne doit pas être évident sur scène car votre musique est très symphonique en fait ? 

On touche à la fin de la tournée et jouons à Prague ce soir (NDLR : interview réalisée début avril). Attendez-vous à une performance puissante mais atmosphérique. Nous donnons tout ce que nous avons chaque soir et jusqu’à présent les spectacles et le public ont été fantastiques. On a recours à des samples pour les chœurs et les orchestrations. Amener un bus supplémentaire avec vingt-quatre choristes n’est pas possible ! (rires) Nous pourrions le faire pour une occasion spéciale à l’avenir cependant.

Etant présent sur la scène suédoise depuis 1998 d’abord du côté de Sundsvall puis maintenant à Stockholm, comment décrirais-tu la scène Métal Death/Black suédoise actuelle comparée à il y a vingt ans ?

Je pense qu’il y a vraiment encore de bons groupes à Stockholm, et de nouveaux continuent à apparaître. On a une bonne scène live avec à la fois des concerts underground et des plus gros. Je ne crois pas que la situation était si différente à l’époque en fait. Les groupes actifs ont changé. Certains groupes ont eu plus de battage publicitaire il y a vingt ans, à présent que l’industrie musicale a changé, il faut maintenant chercher davantage.

DIABOLICAL
EclipseE

Death/Black Metal

Indie Rec./Season Of Mist

AAAAE

Diabolical Logo.


Il a fallu six ans à la fois pour Diabolical et nous-mêmes pour digérer le précédent album conceptuel Neogenesis sorti en 2013 qui contenait onze chapitres sur cent-quatre pages écrits par le guitariste Carl Stjärnlöv. Ayant tiré les enseignements de cette copieuse œuvre, nos Suédois récidivent quand même avec un nouveau concept album sur le label Indie Recordings qui s’avère nettement plus accessible mais tout aussi classieux. Leur musique véhicule une réelle puissance décuplée par des orchestrations dignes parfois de leurs voisins norvégiens de Dimmu Borgir (« We Are Diabolical »). Le groupe de Stockholm a cependant décidé de simplifier les compositions en rendant leur musique plus directe (l’entêtant « Black Sun ») tout en soignant toujours ses mélodies chères à la scène Black/Death suédoise dont fait partie en second plan Diabolical depuis plus de vingt ans. Comme disait Voltaire : « Tel brille au second rang qui s’éclipse au premier ». [Seigneur Fred]

DIABOLICAL : The Dark Side Of The Man.

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