Drudkh
Drudkh (du sanscrit « bois », à prononcer comme l’on peut), nous vient de Харьков (Kharkiv, pour les noms russophones), en Ukraine. Si leur nom ne vous dit rien, c’est presque normal : le groupe refuse toute apparition publique, que ce soit pour une interview ou un concert. Pourtant, Drudkh n’en est pas à son coup d’essai, loin de là : formé en 2002, le groupe sort déjà son dixième album.
A furrow cut short, nom de ce nouvel opus, s’inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur, Eternal turn of the Wheel (2012) : un Black Metal déchirant, encore une fois inspiré par les poètes ukrainiens du 20e siècle (« To the epoch of unbowed poets ») et le folklore de ce pays, pour près d’une heure de son en seulement sept titres flirtant pour la plupart avec les neuf minutes, obligeant pour la première fois le groupe à presser deux vinyles pour un seul album.
Musicalement, l’ensemble tient carrément la route – malgré des cymbales parfois un poil trop présentes au mix. Pourtant, là où l’on s’attendrait à un enchaînement des deux pistes sur les morceaux en deux parties « Cursed Sons » et « Dishonour », les premières s’achèvent – comme chacun des autres titres – sur un fade out qui enlève de fait tout sentiment de continuité. Dommage, mais heureusement pas rédhibitoire.
[Philippe Jawor]

Drudkh
A Furrow Cut Short

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