GET THE SHOT : 10 années explosives

Déjà 10 ans que les Québécois de Get The Shot sont apparus sur leurs petites scènes locales, tel des ovnis, pour faire résonner un style encore méconnu dans leur contrée natale : le hardcore. Objectif de départ : créer le groupe le plus agressif du Québec…Et c’est chose faite. En 2010, la réunion explosive des cinq membres fait naitre In Fear We Stand en l’espace de 6 petits mois… Début de l’histoire !

Avant de les retrouver sur scène aux quatre coins de la France, nous nous sommes entretenus avec l’un des membres fondateurs, Dan (basse). Une chose est sûre, Get The Shot n’a pas fini d’écrire l’histoire.

[Entretien de Dan par Elisa Constantin]  

Te souviens-tu de comment était représenté le hardcore vers chez vous à vos débuts ?

A Québec city, c’était encore un style peu répandu, on était que 2 groupes à faire du hardcore. On devait développer notre réseau et faire preuve de beaucoup de DIY (Do It Yourself). On faisait le booking nous-mêmes ! Je me souviens, j’appelais les bars un à un pour qu’ils nous laissent jouer quelques chansons… on forçait (un peu) la porte d’entrée ! 

Comment s’est produit ce premier EP In Fear We Stand

Sur In Fear We Stand, on avait eu de l’aide et du soutien, c’est important pour une première production. Avec Get The Shot, on n’a jamais négligé la qualité du produit malgré le fait qu’on travaille beaucoup en DIY. D’ailleurs, on avait booker une séance dans un très très bon studio… Ca nous avait coûté quelques gros billets !

Comment s’est passé la suite ?

L’évolution de Get The Shot est ultra DIY aussi. Step by step, on a été chercher les fans en écumant les villes unes à unes. Ça n’a jamais été l’espèce de « success story » du groupe qui signe dans une maison de disque et qui devient d’un coup super connu. Encore aujourd’hui, malgré le fait qu’on travaille avec une équipe plus grosse, avec des agents et des partenaires, Get The Shot reste un groupe où la créativité des membres passe avant tout. 

Quelle sensation ça va vous fait de rééditer votre tout premier EP ? 

Avec les membres fondateurs du groupe, dont je fais partie, on est très contents. On espère même qu’il y aura une réédition vinyle. Mais d’un autre côté, on n’accorde moins d’importance au passé, et on essaye de se focus sur nos projets plus actuels et futurs. On voulait rééditer cet EP pour célébrer nos 10 ans mais après on tourne la page. On ne veut pas passer pour des vieux punks non plus haha.;

In Fear We Stand, sorti le 15/12/2009. Réédition 2019 disponible.

En parlant de projets futurs… Est ce qu’on peut s’attendre à un nouvel album ?

Hehe oui ! On est à l’aube d’entrer en studio et on est sur les dents ! On bosse dessus depuis à peu près 1 an et les 6 derniers mois ont été particulièrement intenses. C’est notre 4ème album, c’est important pour nous de proposer des choses nouvelles à nos fans. On a décidé de bien s’entourer et on va faire venir Randy Leboeuf en tant que producteur qui a travaillé sur des projets comme Thy Art Is Murder ou Stray from the Path.

Qu’est ce qu’on va pouvoir écouter de différent ?

Je dirais un truc plus lourd avec des chansons plus étoffées et des riffs massifs au niveau de la compo. Et puis JP (chant), notre maestro, essaye d’assembler tout ça en y ajoutant des trucs plus modernes.  

La tournée en France s’annonce très chargée : vous avez presque une date par jour en mars chez nous ! C’est quoi vos astuces pour vous préparer et être d’attaque ?

On sera d’attaque c’est sûr ! La France c’est une source d’énergie énorme pour Get The Shot. L’année dernière, lors de notre passage au Motocultor on ne s’attendait pas à ça, j’ai encore des frissons dans la nuque…

D’ailleurs, en parlant de votre concert au Motoc’, on a remarqué que JP au chant prenait vraiment le temps d’adresser des messages de tolérance au public entre les morceaux. Les concerts vous permettent de vous exprimer en faisant plus que de la musique.

Oui c’est vrai. En plus des valeurs de Get The Shot auxquelles on croit tous, on essaye de créer un « safe place » où les gens, peu importe leurs origines, leur communauté, leur orientation sexuelle, puissent se sentir à 100% en sécurité. C’est une façon de lutter contre le sexisme, le racisme et toute les formes de rejets qu’ils pourraient exister envers les uns et les autres. Parce qu’en revanche, pour cette haine-là, il n’y a aucune tolérance de notre part. Et même si on évolue un peu plus dans le métal, à l’origine, on fait du hardcore. Si un groupe de hardcore ne partage pas cette colère envers le monde, c’est plus un groupe de hardcore !

Quel est le morceau que tu préfères jouer sur scène ?

« Hellbringer » de Infinite Punishement. Je trouve qu’elle arrive en très bonne position dans la set list, il y a tout qui se déchaine. Et puis le break-down… «mother fucker !!! »… et c’est le chaos !

Tournée Française 2020
TICKETS ➡️ https://bnds.us/0y3wxb

GET THE SHOT : 10 années explosives

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