Guitariste pour des groupes de Metal dans sa jeunesse et citant Bathory ou encore Mayhem comme principales influences, Ghostemane, de son vrai nom Eric Whitney, décida par la suite de s’orienter vers le Rap et plus particulièrement le Trap, un sous-genre du Hip-hop (et non du ball-trap ;-)). Par la suite, il va y ajouter ses influences Métal pour devenir l’un des dignes représentants d’un nouveau courant émergent, le Trap Metal donc. Bienvenu dans le monde fantasmagorique de Ghostmane... [Article par Norman Garcia – Photo : Garrett Nicholson]

GHOSTEMANE
Anti-Icon
Trap-Metal
Blackmage Records

Révélé en 2017 par le titre « Mercury : Retrogade » avec plus de 4 millions de vues sur YouTube, c’est sur son propre label Blackmage que Ghostemane a décidé de donner naissance au successeur de N/O/I/S/E paru lui en 2018.

Pour présenter Anti-Icon, Ghostemane n’y va pas par quatre chemins et a déclaré auprès du renommé magazine britannique Kerrang : « Cet album est le produit de la période la plus turbulente de ma vie, il est aussi la réalisation cathartique ultime de mes visions », rien que ça ! Mais en fait, pourquoi ce titre d’album ? Ghostemane continue : « J’ai l’impression que le terme « icône » est l’un de ces termes qu’on utilise depuis l’avènement d’Internet… Pour moi, une icône est quelqu’un comme Alice Cooper, Marilyn Manson ou RuPaul. Ce sont des gens que vous reconnaîtriez à 100 mètres. Vous savez à quoi ils ressemblent… moi je n’ai pas envie de ça ».

A l’image de son géniteur, l’univers d’Anti-Icon est glauque, sale, lugubre, angoissant mais aussi tellement captivant et entraînant. Que ce soit sur le clip de « AI » ou celui de « Lazaretto », l’atmosphère y est toujours dérangeante voire pesante, alors même que le procédé visuel utilisé diffère complètement d’un clip à l’autre.

Musicalement parlant , Anti-Icon ressemble à un magasin d’influences aussi diverses que l’indus, le dubstep, le hardcore beatdown à la Code Orange, le néo-metal (on retrouve ici et là quelques mimiques à la Jonathan Davis), le rap bien entendu avec un flow varié qui parfois atteint des records de vitesse…On retrouve aussi de manière limpide les références à Marylin Manson (« Anti-Social Masochistic Rage ») ou Nine Inch Nails (« Melanchoholic »). L’une des principales forces de Anti-Icon réside aussi dans la durée de ses morceaux qui sont plutôt courts et donc efficaces, permettant ainsi de prendre l’auditeur à la gorge ! Et pour mieux nous surprendre, l’album se termine par une ballade acoustique avec « Falling Down ». N’en jetez plus, Anti-Icon explose tout sur son passage. [Norman Garcia]