HatebreedHatebreed s’est affirmé sur la scène Hardcore / Metal ces deux dernières décennies à force de concerts musclés et de disques coups de poing. Tournées en première partie de Machine Head, participation aux plus grands festivals internationaux (Wacken, Download, Hellfest), nombre croissant de fans (multiplication des circle-pits)… Ces mecs ne font pas semblant et mouillent le maillot, à l’image du chanteur / leader hyperactif Jamey Jasta.

[Entretien avec Jamey Jasta (chant) par Seigneur Fred – Photo : J.C. Baugé / DeadlyPix]

Comment fais-tu pour être aussi actif, entre ton groupe principal, tes side-projects (Icepick, Kingdom Of Sorrow, l’album solo de 2011), ta marque de vêtements (Hatewear) et ton label Stillborn Records ?

Hatebreed a tourné avec Machine Head, participé au festival Mayhem… J’ai eu ensuite l’opportunité d’enregistrer un nouvel album solo en 2010. Je me suis dit : « OK, fonce ! ». J’étais libre à ce moment-là jusqu’en janvier 2011. J’ai demandé à droite à gauche à mes amis s’ils voulaient jouer dessus. J’ai aussi produit quelques albums et signé de nouveaux groupes.

Quel est ton secret ? Tu prends des vitamines dans tes céréales le matin ?

Oui, et je fais aussi pas mal d’exercice quand je suis motivé (rires). Je me reposerai à mon retour aux USA, après cette journée de promotion. Quand je reviendrai à Paris pour le Persistance tour, je serai remonté à bloc !

La musique de Hatebreed est énergique et très positive, contrairement à ce qu’on pourrait croire.

C’est donnant-donnant avec les fans. Ils nous communiquent leur énergie, leur amour, et on leur délivre un grand show, un bon album.

 

Quand tu trouves ta voie, au niveau du travail, de la famille, c’est comme le fruit d’une intervention divine.

 

Comment s’est passée votre prestation au Hellfest 2012 ?

Cinq minutes avant d’entrer en scène, nous avons eu un gros problème technique au niveau des guitares. Le système de retour avait complètement lâché. Le technicien guitares de Zakk Wylde et un roadie de Mötley Crüe nous ont dépannés au dernier moment. Encore merci à eux ! On a été en mesure de faire un super concert avec le retour pour une guitare.

Zakk Wylde qui est un pote à toi, étant donné qu’il était invité sur ton album solo…

Exact. C’est un grand monsieur.

Je ne saisis pas bien le titre de ce nouvel album : The Divinity Of Purpose.

C’est fait exprès (rires). Je voulais provoquer une interrogation. Quand tu trouves ta voie, au niveau du travail, de la famille, c’est comme le fruit d’une intervention divine. C’est le cas pour moi avec Hatebreed. La musique est ma principale motivation.

Cela fait penser à l’album Divine Intervention de Slayer, et au dialogue entre Samuel L. Jackson et John Travolta dans Pulp Fiction…

C’est vrai (rires) ! Par rapport à l’album de Slayer, les chansons parlent de la violence des hommes et des tueurs en série. Et le titre a plus un sens spirituel que religieux… Chacun a déjà eu un déclic dans sa vie qui lui a permis d’en comprendre le sens.

Kerry King (Slayer) avait fait une apparition sur Perseverance. Mais il n’y a pas d’invité sur ce nouvel album.

Kerry King est le seul musicien à avoir été officiellement invité sur un album de Hatebreed. Le prochain sera peut-être Tom Araya…

Suite à la tuerie par un Américain blanc fan de Metal dans un temple sikh en banlieue de Milwaukee (août 2012), CNN a accusé Hatebreed d’être un groupe raciste. Peux-tu revenir sur cette polémique ?

D’après ce que j’ai compris, les journalistes ont fait un mauvais travail d’investigation à partir de ce terrible fait divers. Ils ont fait l’amalgame avec notre groupe car le mec écoutait Hatebreed. Nos fans sont alors devenus fous sur internet et ont contacté CNN. On a sorti cinq albums, six maintenant, sur des labels réputés ou des majors, on a tourné à travers le monde, et comme ça on serait racistes ? CNN s’est rapidement excusé et a reconnu ses torts.

Hatebreed
Dieux d’une nouvelle génération

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