hoodedcover

Et maintenant, ouvrons un nouveau chapitre de la musique la plus enjouée et troublionne de notre Metal chéri : le doom. Direction donc la Finlande avec cette nouvelle pierre tombale que nous propose Hooded Menace, sous la forme d’un album résumé à quatre stèles, dont  la  plus petite mesure 9 mns 50 ! Mais, même si quatre fait peut-être juste à l’affiche du CD, ce sont loin d’être des morceaux lents, avec les éternels riffs affichants 50 à la noire, du genre pour remplir de la bande magnétique à tout va, pour prouver que le doom ce doit d’être lent (et parfois ennuyant). Au contraire, les Hooded Menace incluent dans leur musique leurs influences les plus marquantes (Paradise Lost, Asphyx) tout en y incorporant beaucoup de riffs mélodiques, différents changements de tempos, une voix des plus sombre rappelant Dark Heresy, et cette mélancolie si typique des Ecossais du Yorkshire cités plus haut, à l’époque de leur légendaire premier méfait. Cet album sent bon l’automne, avec ses après-midi éclairés de cette lumière si caractéristique, et lorsque l’on marche le long des sentiers boisés, on devine au loin la silhouette floue, mince et fragile du gardien des lieux qui ramasse  les feuilles mortes à la pelle depuis une éternité… La croix isolée faite de pierre n’est pas très loin…    

[Guillaume Gautier-Boutoille]

Retrouvez l’interview de Hooded Menace en cliquant ici.

Hooded Menace
Darkness Drips Forth

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