Cela fait sept ans qu’In This Moment n’a pas mis les pieds en France. Pendant ce temps, le groupe a bien vendu (250 000 exemplaires du précédent album, Blood) et monté des shows de plus en plus imposants outre-Atlantique. Retour sur sa success-story. [Entretien avec Maria Brink (chant) et Chris Howorth (guitare) par Julien Meurot – Photo : DR]

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« Sex Metal Barbie » semble être une réponse aux critiques disant que le groupe vend plus grâce aux charmes de Maria que par la qualité de sa musique.

Maria : Tu as vu juste.

Chris : Nous avons fait des recherches sur internet et avons trouvé pas mal de forums où les « haters » se lâchent. Tu peux retrouver leurs arguments dans les paroles.

Maria : Le fait que ce titre ouvre l’album montre que même si certains nous détestent, nous n’allons pas nous démonter pour autant.

Chris : Plus tu es connu, plus il y a du monde pour te détester. Au final, ce n’est pas bien grave (rires).

 

Le flow Hip Hop de Maria sur ce titre en rajoute une couche…

Maria : Exactement. Nous avons vraiment mis tout ce qu’on pouvait nous reprocher dans ce titre. Je suis très satisfaite du résultat. Et ça m’a permis de travailler un autre aspect de mon chant.

 

Parlons maintenant du reste de l’album, qui est dans la veine de Blood, avec de nombreuses expérimentations, comme sur le titre éponyme où grosse guitare et Electro cohabitent bien.

Chris : Nous avons trouvé le bon équilibre sur Blood, et nous nous éclatons vraiment. Il y a tout ce que nous aimons sur ce disque : des grosses guitares, des titres hyper dansants, des mosh-parts, des ballades mélancoliques… Bref, un joyeux pot-pourri qui fait notre identité.

Maria : Il n’y a pas vraiment de limites dans ce que nous faisons. Nous avons commencé en tant que groupe Metalcore classique pour en arriver là où nous sommes actuellement. L’évolution s’est faite très naturellement.

 

En parlant d’évolution, on ne peut être qu’impressionné par la qualité du show de votre live Blood At The Orpheum.

Au début de la tournée, nous n’avions pas tous les éléments que tu as pu voir, ni les blood girls (NDLR : les danseuses qui accompagnent Maria sur scène).

 

C’est vrai que tu semblais découvrir ton nouveau micro-casque.

Et je peux t’assurer que ça a changé ma vie (rires). Je pouvais enfin bouger mes deux mains sans avoir à me soucier de tenir le micro.

 

Le single « Sick Like Me » est le titre le moins original de l’album, car le plus proche de ce qu’on pouvait trouver sur Blood. Pourquoi l’avoir choisi ?

Chris : Pour la raison que tu viens d’évoquer (rires). Déjà qu’en découvrant « Sex Metal Barbie », nos fans risquent de prendre peur… Imagine que nous ayons sorti un titre comme « Black Widow » en single ! Cet album demande plusieurs écoutes, il fallait donc rassurer. Et « Sick Like Me » a ce côté rassurant.

IN THIS MOMENT
Spiderwoman sur le dancefloor

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