L’affiche était des plus alléchantes : en ce mercredi 17 juin, Five Finger Death Punch et Judas Priest se partageaient le Zénith de Paris.

[Report par Aurélie P. Lawless]

judas priest zenith juin 2015

Était-ce la proximité du Hellfest – où les deux groupes se produisaient par ailleurs – ou notre heure d’arrivée hâtive, toujours est-il que les abords de la salle semblent peiner à se remplir.

Cependant, les craintes se dissipent vite à l’arrivée de Five Finger Death Punch, première partie de luxe du soir : une partie du public ne semble être venue que pour ces derniers, et les classiques du groupe sont allègrement repris par l’audience. Même Robert Halford n’en perd pas une miette, tranquillement installé sur le côté de la scène.

https://www.youtube.com/watch?v=K_jNx_dr098

Après 45 minutes d’un set plutôt rondement mené, place à la tête d’affiche tant attendue ! 21h15 : les lumières s’éteignent, la messe peut commencer. Malgré l’intro de « Battle Cry », c’est bien par « Dragonaut », extrait du dernier Redeemer of Souls que débute le concert. S’enchaînent ensuite tous les tubes du groupe, de « Turbo Lover » à « Breaking the Law » en passant par les incontournables « You got another thing comin' » et « Painkiller » en rappel. Même « Metal God », qui peut paraître un poil pompeux au premier abord, est finalement une partie de plaisir.

Il faut dire qu’Halford est en grande forme, ses costumes – en tout cas ses vestes, changées à chaque morceau – sont grandiloquents, et ses entrées de scène transcendent le public, qu’il soit appuyé sur une canne au début du concert ou arrivant en moto pour « Hell Bent for Leather » – un classique.

En un peu moins de deux heures, Judas Priest a prouvé qu’il restait un poids lourd du Heavy Metal. Une preuve supplémentaire ? Les courbatures procurées par 1h40 de headbanging frénétique.