Raismes, 9-10 septembre 2016 – 18ème édition
Texte : Philipe Saintes – Photos : Deadly Pix

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Le Raismes Fest 2016 a vécu et bien vécu. Lors de la première journée, le Sam Willcox Band, Birth Of Joy et les Allemands de Zodiac ont mis le feu sur le site du château de la princesse d’Arenberg, lieu culte de cette bourgade située à 5km de Valenciennes. Le lendemain, les festivaliers ont pu apprécier, sous le soleil cette année, les prestations de six jeunes groupes Made in France sur la scène découverte. Tous s’en sont sortis avec les honneurs. Inepsys a montré une image professionnelle grâce à un son sophistiqué ; Overdrivers a misé sur la folie live plutôt que la perfection musicale, Radical Suckers et Malemort ont séduit les satanés trashers ; Drenalize est une formation de Sleaze qui brûle les étapes et qui pourrait très vite atteindre un certain succès. Enfin, un nouveau mythe s’est levé sur l’Hexagone : Pleasure Addiction.

Pleasure Addfiction; Butcho; Carvin; Pamy; Raismes Fest 2016 ; Château de la Princesse d'Arenberg; 10/09/2016
Pleasure Addfiction; Butcho; Carvin; Pamy; Raismes Fest 2016 ; Château de la Princesse d’Arenberg; 10/09/2016

Avec Iron Bastards, on pouvait prévoir des étincelles sur la scène principale. Il faut dire qu’avec des griffures comme « I Am The Lizzard », « Boogie Woogie Violence », « Bastard Are The Future », « Pancho Villa » ou « Fast And Dangerous », les trois pistoleros strasbourgeois sont à l’abri de la rouille avant un bail. Les fans de Motörhead auront certainement apprécié ce rock rural….

Electrey Alley ne se trouvait donc pas dans les circonstances les plus idéales pour s’imposer après un tel cataclysme. Usant de rythmes entraînants et de riffs puissants, les Espagnols ont déclenché des réactions très favorables auprès du public. Ainsi sont-ils parvenus à drainer avec panache tous les sceptiques qui les attendaient au tournant leur hard-rock 70s de classe a fait mouche.

Le temps de laisser souffler une sono fortement sollicitée, les cinq olibrius d’Inglorious se présentent sur scène. Farce désopilante pour les uns, groupe potentiel, les Anglais ont eu quelques difficultés à de se distinguer. L’assistance clairsemée a retenu ses ardeurs pour finalement se libérer sur « I Surrender » (Rainbow) puis sur « Lay Down, Stay Down » de Deep Purple.

En revanche, le public n’a pas eu le droit de se plaindre des New Roses qui ont offert un show emballant et débordant d’une vitalité entraînante. Cette excellente prestation permet de confirmer la bonne impression laissée après l’écoute du dernier album Dead Man’s Voice.

Diamond Head, groupe issu de la NWOBHM, a fait son entrée avec la simplicité et la facilité que confèrent trente-six ans de bons et loyaux services. Très parcimonieux dans l’effort, les Britanniques, peut-être convaincus du caractère intemporel de « Shoot out The Lights », « It’s Electric » ou « Am I Evil ? » ont livré un set digne de vieux grognards de la garde impériale. C’était assurément suffisant pour les sympathisants enthousiastes qui se massaient devant la scène.

Diamond Head; Rasmus Bom Andersen; Brian Tatler; Raismes Fest 2016 ; Château de la Princesse d'Arenberg; 10/09/2016
Diamond Head; Rasmus Bom Andersen; Brian Tatler; Raismes Fest 2016 ; Château de la Princesse d’Arenberg; 10/09/2016

Pour les connaisseurs, l’apparition du nom de Myrath sur une affiche de concert est synonyme de fête torride. Au programme, une énergie et une bonne volonté en guise d’étendards fièrement arborés. La prestation du combo tunisien fut presque entièrement probante.

Mention très bien pour The Answer dont c’était la dernière date de la tournée Rise 10th Anniversary Tour. Cette formation soudée derrière le déjanté Cormac Neeson, a délivré un hard rock’n’roll teigneux à vous exploser les synapses. Les Nord-Irlandais ont terminé le set avec deux inédits : le très aérien « Thief Of Light » et « Solas », titre sur lequel Paul Mahon joua les Jimmy Page devant le public bluffé.

The Answer; Cormac Neeson; Paul Mahon; Raismes Fest 2016 ; Château de la Princesse d'Arenberg; 10/09/2016
The Answer; Cormac Neeson; Paul Mahon; Raismes Fest 2016 ; Château de la Princesse d’Arenberg; 10/09/2016

Enfin Mother’s Finest a donné une leçon d’efficacité. Après une traversée du désert, le groupe d’Atlanta est en train d’effectuer un fulgurant retour qui en remonte à plus d’un… blanc-bec ! Les précurseurs du hard-fusion (il y a 40 ans déjà !) continuent aujourd’hui de déclencher d’intenses vibrations sur scène grâce à Joyce « Baby Jean » Kennedy et Glenn Murdock, qui catapultent leurs timbres respectifs en autant de cris de révolte (« Breaking Down The World », « Truth’ll sell you Free ») et d’hymnes à l’amour (« Burning Love, « Can’t Fight The Feeling ») transposés par la basse du fidèle Jerry « Wizzard » Seay et les solos de l’inoxydable ‘Moses Mo’, ce dernier rallumant d’ailleurs la mèche hard. Le fameux proverbe « les absents ont toujours tort » s’est une fois de plus confirmé. Mais le défi pour les organisateurs, sans cesse, est à renouveler !

Mother's Finest; Joyce Kennedy; Glenn Murdock; John hayes; Raismes Fest 2016 ; Château de la Princesse d'Arenberg; 10/09/2016
Mother’s Finest; Joyce Kennedy; Glenn Murdock; John hayes; Raismes Fest 2016 ; Château de la Princesse d’Arenberg; 10/09/2016

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Raismes Fest 2016

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