Ce chameau solitaire nous propose son quatrième album, un stoner de bonne facture au son et à la production sans fioriture. Les neuf titres alignés par ce combo venu des sombres forêts norvégiennes sont orientés seventies. Certains sont influencés par le Sab, d’autres sont teintés d’une légère touche blues. Ces morceaux dénués de prétention cherchent l’efficacité, le plaisir spontané. Si on aime un peu d’écho sur fond de distorsion, des compositions qui s’assimilent à la première écoute, un décor sonore du début des seventies, la galette apporte son lot de satisfactions. Les quatre bûcherons de Lonely Kamel, malgré une approche musicale d’apparence rudimentaire, ont une âme. Celle-ci puise son inspiration dans les racines du doom. Pour peu qu’on s’y abandonne, l’envoûtement opère.

[David Sporcq]

LONELY KAMEL
Shit City

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