Cela faisait bien longtemps que le groupe n’avait pas foulé la scène POPB qui entre temps est devenu AccorHotels Arena. Huit longues années, pour être précis. Même s’il y a eu un Stade de France pour la tournée anniversaire bu Black Album et une prestation dantesque au Petit Journal, rien de bien bon à se mettre sous la dent. Nous étions déjà allés voir le groupe sur deux de ses premières dates danoises, mais faute à un vilain rhume, il a fallu ronger son frein. Il était donc temps pour Metallica de reprendre du poil de la bête et asseoir encore un peu plus sa notoriété. Avec deux dates pleines à craquer la demande était forte et le groupe aura mis tout en œuvre pour combler ses fans. On pourra toujours râler sur les prix exorbitant pratiqués (100 euros en fosse contre une soixantaine il y a 8 ans) et l’arrivée des différents packs « VIP » mais au final le spectacle était bien au rendez-vous pour le plus plaisir des petits et des grands.

[Report live par Julien Meurot // Photo : Manu Wino]

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Paris 08/09/2017

Invité sur la tournée, les Norvégiens de Kvelertak ont la lourde tâche de servir d’amuse-bouche aux fans de Metallica. Difficile pour les néophytes de se plonger dans la musique complexe du groupe. Reste que la scène centrale et 20000 personnes pas forcément acquis à leur cause ne font pas peur à Erlend Hjelvik et se amis. C’est donc toujours paré de sa plus belle chouette qu’il arrive sur scène. Le son brouillon sur le début n’aide pas à se mettre dans le bain d’autant que le groupe nous balance d’entrée l’un de ses tubes « Åpenbaring » issu de l’excellent Meir. Le groupe a clairement orienté sa setlist pour plaire au plus grand nombre et cela fonctionne, car la réponse de l’audience est clairement positive. Une bonne mise en bouche.
Au moment où résonne AC/DC dans les enceintes, la tension monte d’un cran et c’est fébrilement que la foule attend que résonne « Ecstasy Of Gold ». Il faut dire que ce soir le public est assez jeune et pour beaucoup, il doit s’agir de leur baptême du feu. Il y a bien évidemment les fans de longue date et l’on voit pousser un peu partout dans la salle des drapeaux aux couleurs des différents « chapters » locaux tel que Master Of Collectors ou encore le Whipping Dancerz. Beaucoup de « chapters » étrangers aussi, la soirée s’annonce chaude chaude chaude.
C’est donc le titre éponyme du nouvel opus qui a la lourde tâche de lancer le show et le moins que l’on puisse dire, c’est que les titres issus de Hardwired To Self Destruct passent à merveille l’épreuve du live. Le groupe ne se prise pas de piocher dedans en enchaînant avec « Atlas, Rise! » dont le refrain est déjà connu de tous. Mais il est temps de revenir aux fondamentaux avec « Seek & Destroy ». Premier changement de taille donc dans la setlist, car le groupe ne finira pas dessus. Nous continuons dans le old school avec « Leper Messiah » repris comme il se doit par une audience chauffée à blanc. « The Day That Never Comes » nous ramène au XXIe siècle avant qu’un autre extrait de HTSD ne soit joué. « Now That We’re Dead » est l’un des moments forts de ce nouveau show, car il voit les Four Horsemen faire un break de percussion bien amené et plutôt visuel. Les titres s’enchaînent alternant entre classiques et nouveautés (six titres de HTSD seront joués ce soir). Arrive le break ou généralement Kirk Hammett reste seul face à la foule, mais à notre grande surprise, il est accompagné de Robert Trujillo, se lançant dans un jam a deux les voyants reprendre… du Trust. Il n’en fallait pas moins pour faire exploser la salle qui reprend « Antisocial » à gorge déployée. Visiblement empreint de douleurs au dos, Mister Hammett part se faire masser pendant que Mister Trujillo fini le travail avec « Anesthesia (Pulling teeth) ». Remis sur pieds le groupe se lance dans sa traditionnelle reprise. Ce soir, ceux sont les Misfits qui sont à l’honneur avec « Last Caress ». « Creeping Death » enfonce un peu plus le clou avant l’autre nouveauté de cette scène qui a failli engloutir James Hetfield, les mini drones pendant « Moth Into Flame ». Magnifiquement chorégraphié, collant a l’ambiance du titre, cette utilisation de la nouvelle technologie fait mouche. La fin du concert est déjà proche puisqu’il ne reste plus que six titres et ceux sont les archi classiques du groupe qui viennent conclure cette soirée. La foule est en folie, Metallica marque un retour gagnant et tout le monde est content.

Setlist :

Hardwired
Atlas, Rise!
Seek & Destroy
Leper Messiah
The Day That Never Comes
Now That We’re Dead
Dream No More
For Whom the Bell Tolls
Halo on Fire
Jam Hammett & Trujillo Eye of the Beholder’ ; ‘Antisocial’ and ‘Anesthesia (Pulling Theeth)
Last Caress (Misfits cover)
Creeping Death
Moth Into Flame
Sad but True
One
Master of Puppets

Encore:
Blackened
Nothing Else Matters
Enter Sandman

Paris 10/09/2017
Deux jours après avoir retourné AccorHotels Arena, Metallica est de retour avec quelques changements au programme. Si le squelette reste évidemment le même du fait de la pyrotechnie et autres effets, pas moins de six titres vont différer. Mais avant place a Kvelertak qui nous offrira un show assez similaire le bon son d’entrée en plus.
Mais place aux maîtres de cérémonies. Si le début reste identique à la veille « Through the Never » et « Fade to Black » viennent s’inviter en lieu et place de « Leper Messiah » et « The Day That Never Comes ». La foule chante de toutes ses forces le titre issu de Ride The Lightning. L’ambiance a clairement monté d’un cran par rapport à vendredi. À tel point que nous avons droit à une première mondiale car les californiens vont nous interpréter pour la première fois « ManUNkind ». Si l’intro de Trujillo est superbe le groupe se loupe sur le début, petit détail amusant. Nous n’en avions pas encore parlé, mais « Halo on Fire », lui aussi issu du dernier rejeton du groupe passe admirablement bien l’épreuve du live. Les fameux « cubes vidéos » sont éminemment bien utilisés et ils contribuent à l’ambiance pesante de ce titre appelé à devenir un classique. Le jam du duo Hammett/Trujillo est bien moins convaincant que vendredi, les deux compères ayant choisi de reprendre… les Champs Elysées. Le « Helpless » de Diamond Head ne sera pas de trop pour relancer la machine. « Fuel » fait son apparition et bénéficie de tout l’appuie pyrotechnique que peu offrir cette nouvelle scène centrale. La fin du set est quasi similaire à la précédente, seul « Fight Fire With Fire » remplace « Blackened » lors du rappel.

Deux superbes dates qui montrent qu’a plus de cinquante ans les four horsemen en ont encore sous la semelle. Cette tournée s’annonce déjà incroyable, il n’y a plus qu’à espérer que le groupe nous revienne en deuxième partie de tournée avec la fameuse scène Full Arsenal vue dans le film Through The Never

Tu veux du Heavy, Metallica va te donner du Heavy Hardwired !

Setlist
Atlas, Rise!
Seek & Destroy
Through the Never
Fade to Black
Now That We’re Dead
ManUNkind
For Whom the Bell Tolls
Halo on Fire
Kirk & Rob’s solos incl. ‘Eye of the Beholder’, ‘Les Champs-Élysées’ and ‘Anesthesia (Pu)
Helpless(Diamond Head cover)
Fuel
Moth Into Flame
Sad but True
One
Master of Puppets

Encore:
Fight Fire With Fire
Nothing Else Matters
Enter Sandman

METALLICA
Mise au poing

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