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En intitulant son nouvel album Testosterone, Ralf Gyllenhammar, tête pensante du combo moustachu suédois, entendait se concentrer sur « la masculinité, la dignité, et la tendresse », voulant ériger la masculinité au même rang que le féminisme, et affirmant haut et fort qu’on peut « être masculin sans pour autant être macho ». Reprenons donc le cahier des charges. La masculinité ? « Breaking up with disaster », « Down to Earth », « The Hunter » ou « Testosteron », titres sévèrement burnés aux guitares énervées et aux tempi galopants, s’en chargent. La dignité ? « Yara’s Song », le morceau d’ouverture, ou « Dreamers » l’expriment assez bien. Et la tendresse, bordel ? On ira à sa rencontre avec « The Rider », assurément, et « Someone ». Mustasch déroule, titre après titre, un album efficace, même quand « Be like a man » flirte dangereusement avec un Muse sous stéroïdes. On valide.

[Philippe Jawor]