NeObliviscaris_coverCitadel aurait pu s’appeler Babylone. Loin des carcans du Métal stéréotypé Ne Obliviscaris nous offre un opus digne des grands explorateurs. A chaque seconde tout peut arriver, absolument tout :du violon-jazz au hard-core en passant par le flamenco et le rock prog, et bien d’autres incartades encore ! Un album aussi inattendu que les noms de ses pistes sont tarabiscotés. Un exemple ? Painters of the Tempest est une poésie Metal-Prog en trois actes. I – Wyrmholes fait une ouverture oppressante, presque flippante. II – Triptych Lux, petit morceau de 16 min, est en trois mouvements : Creator oscille entre calme et furie avec son duo de Death growls et chant clair façon Blanche-Neige vs. Alien ; Cynosure démarre en Rock poursuit en violon lyrique et termine en growls trash tonitruants; quant à Curator, sont ambiance psychédélico-galactique ne laisse pas de marbre. L’acte III, Reveries from the Stained Glass Womb, se fait quant à lui métal flamenco. Citadel est décidément un album très riche. Mais loin d’être d’une déstructuration chaotique, les enchaînement se font le plus naturellement du monde. Un album travaillé, peaufiné, à écouter encore et encore pour en percevoir toutes les subtilités, toutes les surprises cachées dans cette caverne d’Ali Baba musicale.

[F-A Baugé]

Ne Obliviscaris
Citadel

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