necrowretchA l’heure des beaux discours de notre ministre du redressement (im)productif sur le « consommer français », il serait bienvenu de soutenir les groupes de notre terroir qui, bien souvent, attirent d’abord l’œil de nos voisins étrangers. Révélé chez nos confrères de Terrorizer, voici Necrowretch, originaire de Valence, auteur d’un premier album de Death Metal old-school ensorcelant.

[Entretien avec Vlad (chant, guitare) par Seigneur Fred – Photo : DR]

On vous découvre tout juste en France. Quelle est l’histoire du groupe ?

J’ai commencé seul en 2008. Après quelques enregistrements très primitifs, Blastphemator m’a rejoint à la batterie. Nous avons enregistré notre première démo Rising From Purulence début 2009, puis Amphycion nous a rejoints à la basse. Nous avons alors sorti une deuxième démo, Necrollections, en 2010 et un premier EP, Putrefactive Infestation, en 2011. Puis Blastphemator a quitté le groupe par manque de motivation. Nous avons alors fait appel à Mörkk (Aldaaron) pour la batterie en studio et à K. Desecrator (Perversifier) pour la batterie en live. Notre deuxième EP, Now You’re In Hell, est sorti en 2012, et notre premier album Putrid Death Sorcery, en 2013.

Vous avez couché ou bossé dur pour être signés sur Century Media ?

Nous avons bossé dur (rires), mais nous ne cherchions pas à plaire à qui que ce soit. Ce qui a joué en notre faveur, c’est que Necrowretch est un groupe sincère qui joue avec ses tripes. De nombreux groupes de Metal qui savent parfaitement manier leurs instruments ont un son extrêmement plat. Pour Century Media, nous pouvons aussi remercier Jerry de Detest Records qui travaille maintenant pour eux.

Vous avez ouvert pour Asphyx en mars 2012 lors du lancement de leur album Deathhammer à Essen…

Ça a été une soirée totalement morbide ! En plus d’être cultes et de jouer un Death des plus sinistres, les mecs d’Asphyx sont vraiment sympas et n’ont pas n’hésité à nous prêter leur matos pour que notre son soit le meilleur possible. Ce n’est pas en France que tu verras ça !

L’artwork de ce premier album, signé Milovan Novakovic, est très classique pour un jeune groupe. Etes-vous nostalgiques ?

Milovan s’occupe de nos artworks depuis des années. C’est également lui qui a dessiné le logo. Nos anciens artworks étaient en noir et blanc… vraiment old-school ! Pour cet album, on lui a demandé une peinture en couleur regroupant tous les sujets traités. C’est une sorte d’avertissement pour l’auditeur : « Voilà ce que tu vas découvrir dans ce disque ».

Quelles sont les principales influences du groupe ?

Le Death Metal complètement possédé qui crée une ambiance morbide ! Des groupes comme Death, Carcass, Autopsy, Bolt Thrower, Merciless, Dismemberou encore Nihilist.

Vos paroles traitent de la mort et du Mal. Récemment, une suédoise chez qui on a retrouvé des ossements a été condamnée pour actes de nécrophilie. Qu’en penses-tu ?

C’est débile. Au bout d’un moment il faut sortir de ton personnage et comprendre que tu ne vis pas, hélas, dans le monde de Diablo ou de Cthulhu.

Necrowretch
Death made in France

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