Même si le courant Djent commence à lasser, Northlane prend son destin en main en proposant son nouvel album, Node, aux relents atmosphériques et au groove intense. Petites explications avec Josh, le compositeur du groupe.

[Entretien avec Josh Smith (guitare)  par Loïc Cormery — loic@metalobs.com]

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Peux-tu nous raconter la genèse du groupe ? Pourquoi avoir basé le nom du groupe sur un titre d’Architects ?
Le groupe a été créé par Alex (basse) et Jon (guitare), qui se sont rencontrés grâce à une fille avec laquelle Jon sortait à l’époque, et qui était sortie avec Alex avant ça. Ils ont commencé à bosser quelques riffs ensemble et ont mis en ligne une démo instrumentale sous le nom de Northlane. Je ne suis pas tout à fait sûr pourquoi, mais je sais qu’ils étaient très fans de Ruin, le premier album d’Architects, qui a même influencé notre premier EP. J’ai déniché le groupe sur Myspace, passé une audition, puis nous avons trouvé un batteur pour nous accompagner ; la machine était lancée.

Pourquoi le chanteur originel, Adrian, a-t-il quitté le groupe en 2014 ?
Adrian avait du mal à garder sa voix, il a dû quitter le groupe pour ces raisons de santé.

Vous avez des références musicales très diverses. Est-ce important pour vous d’évoluer sur chaque album, ou préférez-vous au contraire rester sur un style bien précis?
Faire évoluer notre musique, c’est une façon de rester passionnés par ce que nous faisons, d’avoir tout le temps de nouveaux challenges à relever. Nous n’avons pas envie d’écrire deux fois le même album : si tu fais la même chose trop de fois, ça perd de sa saveur.

Le titre « Rot » est sorti l’année dernière et il figure également sur l’album. Ce titre a propulsé la composition du reste de l’album ? Comment cela s’est passé ?
“Rot” était une idée parmi d’autres, les autres titres étaient déjà en cours de composition aussi. Ce titre était juste l’occasion de présenter Marcus, notre nouveau chanteur.
Cependant, cet album a été composé différemment des autres : musicalement, c’est toujours Jon qui en a composé la majorité, mais pour ce qui est des paroles, c’est Marcus et moi qui nous en sommes chargés, plutôt qu’une personne seule. On s’envoyait chacun des idées, le tout pendant la tournée, ce qui était un challenge aussi. Mais ça nous a aidé à nous concentrer sur des arrangements qui fonctionneront mieux en live, également.

Quels thèmes avez-vous voulu explorer avec Node
Au niveau des paroles, Node est un commentaire de comment je vois le monde : les gens devraient avoir le courage de prendre les choses en main et changer ce qui les rend malheureux.

Vous êtes très populaires en Europe, mais quasi inconnus en France. Comment expliques-tu cela ? Le marché français est-il difficile à pénétrer pour vous ?
C’est difficile à dire… Beaucoup de pays européens ont mis un peu de temps à adopter notre musique ; la France semble suivre le même rythme. Je ne sais pas trop ce qui marche en France en ce moment, mais nous continuerons à venir, en espérant vous avoir à l’usure ! (rires)

En plus de votre musique, vous vendez aussi des planches de skate. La vente de disques est-elle si sinistrée qu’il faut vendre d’autres choses pour survivre ?
Tout à fait. On ne fait plus beaucoup d’argent en vendant des disques aujourd’hui, alors nous – comme d’autres groupes – cherchons d’autres moyens de financement. Les skates correspondent bien à notre base de fans, donc c’est logique d’en vendre ; les vinyles marchent bien, également.

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Northlane
L’opportuniste

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