L’intégrité de Mikael Akerfeldt n’est plus à démontrer. Après un Heritage qui aura marque un changement (trop) brutal, le voilà qui enfonce le clou avec Pale Communion. Voyage dans le temps. [Entretien avec Mikael Akerfeldt (chant/guitare) et Frederik Akesson (guitare) par Julien MEUROT – Photo :DR]

Opeth-2014

Mikael, penses-tu que les fans vont mieux appréhender Pale Communion qu’ils ne l’ont fait avec Heritage ?

Mikael : Je pense, oui. Cet album est dans la même lignée tout en retrouvant un peu nos racines. Alors, il n’y a pas de voix death, pas de grosses guitares saturées, mais c’est un album d’Opeth. Le plus souvent ce qui me touche dans les critiques, c’est que certaines personnes pensent mieux savoir que moi comment doit sonner Opeth. Nous ne sommes pas une formule mathématique, je fais la musique comme je la ressens. Mais au final, je pense que les fans le comprennent et ceux qui perdent leur temps à nous écrire sur notre Facebook pour presque nous insulter devraient passer leur chemin.

Frederik : Je ressors cet exemple mais je pense qu’il est parlant : lorsque nous avons tourné aux US avant la sortie d’Heritage, nous jouions quand même certains de ses titres et le public était forcement surpris. Je pense même que certains ont au début détesté ce qu’ils entendaient. Mais lorsque nous sommes revenus après la sortie de l’album, il avait été digéré et les fans ont finalement adoré les titres qu’il y a peu ils détestaient !

 

On vous sent très complémentaires, avez-vous travaillé véritablement ensemble sur les titres de l’album ?

Mikael : Non, même si Frederik est le premier à qui je montre les compos. J’ai une nouvelle fois composé tout l’album et seulement après Frederik est venu pour poser ses soli. C’est simplement au studio que les autres peuvent vraiment s’exprimer dans l’interprétation mais je reste maître à bord. Je ne pourrais pas travailler autrement.

 

Vous avez enregistré dans les célèbres Rockfield Studios. Pourquoi ce choix ?

Mikael : Rush ? (rires)

Frederik : C’est un ensemble de choses. Notre manager nous en parlé et il s’est avéré qu’il était libre et dans nos prix. Comme Mikael le dit, effectivement de très nombreux albums que nous aimons ont été enregistrés là-bas. Au vu du résultat, je pense que nous avons eu raison (sourire).

 

Opeth aura bientôt 25 ans, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Mikael : Personnellement pas grand chose car je ne fais pas attention à ce genre de chose.

Frederik : Nous verrons bien ce qu’il se passera, c’est en discussion.

Mikael : Il va y avoir un livre, nous allons bientôt réaliser les interview nécessaires pour cela mais après je ne sais pas (rire) !

 

Frederik, question difficile. Avant ton entrée dans Opeth, tu jouais chez Arch Enemy. En soit, tu passais d’un groupe de death à un autre groupe de death. Or, c’est précisément après Watershed que les grands changements sont arrivés. Comment l’as-tu vécu ?

Frederik : Je ne me suis jamais posé la question comme ça. En effet, Mikael et moi nous nous comprenons parfaitement bien et l’évolution du groupe me convient parfaitement. Je ne suis pas bloqué sur un style en particulier, j’ai cette passion pour le progressif. Elle est moins assouvie que celle de Mikael mais elle est bien là.

Mikael : Oui je pense que j’ai quelques vinyles d’avance (rire) !

OPETH
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