Depuis le temps, nous avons l’habitude des changements. Changements de style et de personnels, les Allemands emmenés par Sebastian Levermann ne sont pas prêt de dire leurs derniers mots. Des changements certes mais aussi des acquis qui permettent aux fans de plus en plus nombreux du combo de retomber sur les pattes. 

[Entretien avec Sebastian «  Seeb »Levermann (guitare, chant, claviers) par Julien MEUROT, julien@metalobs.com]

OO_G_P08
Vous venez tout juste de faire votre première tournée en tête d’affiche et vous vous apprêtez à remettre le couvert…
Notre acharnement a fini par payer ! (rires) Il est clair qu’a nos débuts, tout le monde s’en foutait de nous, nous n’étions que la première partie, un groupe interchangeable. Mais sur les dernières années, les choses ont commencé à changer et on a pu voir que le public venait pour la tête d’affiche, mais qu’il nous connaissait aussi et était content de nous voir. Les retours sur notre première tournée en tête d’affiche ont été excellent et nous n’avions qu’une hâte : recommencer. 

Pour cela, il vous fallait donc un nouvel album, car vous avez beaucoup tourné pour Ravenhead
C’est certain, mais les choses se sont faites naturellement. Cela fait maintenant quatre ans que nous sommes ensemble et nous n’avons jamais autant collaboré que pour Gunmen. C’était vraiment cool de bosser avec Tobias et Dirk, je pense que le disque s’en ressent. Même ce qui pouvait être une blague a été travaillé comme le refrain du titre éponyme qui est parti du plaisanterie que j’ai faite. Au final il a juste fallu remplacer « Cowboy » par « Gunmann » et le tour était joué ! (rires)


Ce disque n’est pas sans rappeler un autre groupe allemand, Dezperadoz : vous allez clairement empiéter sur leur terrain !
C’est marrant, tu es le premier à me parler de ce groupe ! Je vois ce que tu veux dire, mais eux ont construit leur imagerie et leur son comme un western. À l’inverse, nous n’avons pas été des cow-boys avant et nous ne seront plus au prochain album. Si le visuel est proche, la musique diffère quand même suffisamment. 

Reste que cela serait amusant comme tournée, des cow-boys qui viennent de l’Allemagne !
Je ne peux qu’être d’accord. Rien n’est exclu, mais le plan est tout autre dans un premier temps puisque nous allons sillonner l’Europe avec Rhapsody Of Fire. Je n’aurai jamais cru que ce groupe pourrait être notre « invité spécial », le package est vraiment cool. Je viens de finir de travailler sur Legendary Tales et ce fut un réel plaisir même si Alex (Strapoli, clavier de Rhapsody Of Fire) est quelqu’un avec lequel il est difficile de travailler, car il sait exactement ce qu’il veut.

Revenons à Gunmen, on y retrouve Liv Kristine, comment s’est déroulée cette collaboration ?
Le plus simplement du monde. Notre bassiste Niels a joué avec elle en remplacement dans Leave’s Eyes, ils se connaissaient donc déjà. Quand « Come With Me To The Other Side » a été écrit, j’ai tout de suite pensé à un chant féminin et j’ai pensé à Liv. Nous nous sommes vus au Wacken, et l’affaire a été entendue en quelques minutes. Elle est très talentueuse.

En Parlant du Wacken, on retrouve en bonus votre prestation datant de 2016. Raconte nous ?
Ce fut un très grand moment. Sur le papier, tout jouait en notre défaveur. Un temps pourri, un horaire très tôt dans la journée (11h du matin pour être précis) et pourtant l’instant a été magique. Il y avait foule et une ambiance de folie. Ce genre de moment de grâce où tu sais pourquoi tu fais de la musique. 

OO_G_P01

ORDEN OGAN
Un petit tour par l’Ouest

Fermer le menu