Le Viking normand, créateur du Hard Rock/Celtique made in France nous propose un voyage intemporel avec une nouvelle œuvre « Behind The Pics ». Riche d’une exploration musicale qui affiche diversité et finesse, le plus grand fan de l’émission Thalassa de l’hexagone, nous présente sa vision de ce que peut offrir le prog-rock et la beauté des paysages de Chateaubriand. [Entretien avec Pat O’May par Denis Labbé]

Pat-o-May

Album éclectique, mélange de styles, du rock au celtique, du blues, voire du metal. Comment composez-vous ? Comment décidez-vous ce qui sera sur un album ?

Mélanger les différents styles musicaux est devenu une marque de fabrique. Pour moi c’est naturel. Pour composer en général, je me retire dans un gîte pour pouvoir me concentrer à cent pour cent sur le nouvel album. Behind the Pics n’a pas échappé à la règle. J’avais accumulé une bonne vingtaine d’idées et je n’en ai retenu que 11 ! Le reste est passé à la trappe car trop éloigné du projet.

 

Le groupe a changé dans sa totalité pour cet album. Certains morceaux sont plus puissants qu’à l’habitude, notamment « No Religion », « The Quest » ou « Break Out ». Vous aviez envie d’explorer des univers plus metal ?

Exactement ! Nous avons fait trois albums avec les anciens musiciens et passé des moments fabuleux ! Pour cet album, probablement le plus personnel, j’’y ai mis pas mal de mes influences, j’avais envie de rajouter des éléments rock prog et un peu plus metal. En fait je raisonne en terme de familles musicales, le metal en est une, le Celtique et le rock prog aussi ! Je pense que le metal est désormais accepté comme une entité, un peu comme le Jazz, et regroupe plein d’influences ou de styles différents, qu’il est en perpétuelle évolution, ce qui fait sa richesse ! J’ai donc demandé à Christophe Rossini, Jonathan Noyce et James Wood, issus de ces milieux, de venir sur l’album. je les connais depuis longtemps et j’étais sûr qu’ils apporteraient quelque chose de différent et d’unique, je n’ai pas été déçu.

 

Une formation classique, l’orchestre symphonique de Sofia, apporte de l’épaisseur à votre musique. Pourquoi ce choix ? Etait-ce un rêve ?

J’ai tourné avec eux en Allemagne avec l’opéra rock Excalibur d’Alan Simon. Nous avons passé d’extraordinaires moments sur scène et en dehors. En discutant avec Petko Dimitrov, le chef d’orchestre, nous avions déjà évoqué le fait de travailler ensemble sur un de mes projets. Lorsque j’ai commencé l’écriture de l’album, « On the moor » a été le premier morceau composé et la partie symphonique s’est imposée à moi. Ma maison de disque a dit banco ! Le rêve est devenu réalité. Le prochain rêve est de réussir à jouer tout ça sur scène !

 

Composer pour orchestre ou pour un groupe, est-ce très différent ? Une grande place est accordée au chant, un choix délibéré ?

J’ai essayé de prendre l’orchestre comme un instrument, il a été intégré dès la création du morceau. Mes expériences avec Thalassa m’ont aidé à avoir une écriture plus cinématographique que classique, j’aime raconter des histoires et laisser la possibilité d’imaginer ses propres décors. J’ai co-écrit tous les textes avec James Wood, c’est un excellent chanteur, on a beaucoup travaillé sur les chœurs pour donner une grande ampleur aux harmonies vocales.

 

Vous partez en tournée en février. Comment allez-vous restituer ce nouvel album sur scène ?

Les parties d’orchestre seront gérées par ordinateur (pas moyen de faire autrement !). Et nous serons 4 sur scène, Christophe Rossini, batterie, Christophe Babin, basse et backing, James Wood, guitare acoustique, électrique, clavier et chant, et moi-même. On va s’enfermer pendant un mois pour adapter l’album à la scène et c’est très excitant !

 

[Pat O May – Behind The Pics -Teaser Officiel – Keltia Musique]

Pat O’May
Le guitar-heroe enchanteur [Video]

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