Saturn_coverCet album mettra tous les adeptes de la polémique d’accord. Inutile de se demander s’il est à moitié vide ou à moitié plein : là, c’est clair, il est entièrement vide ! Vide de sens, vide de musicalité, vide d’expression. Huit titres pour 44 minutes de son, et très vite une seule question entêtante : quand est-ce que ça s’arrête ? Les intros ne sont pas pourtant pas si mal, mais très vite le manque d’inspiration se fait sentir et la suite tombe à l’eau avec plus d’efficacité qu’un aoûtien après 9 heures de bouchons. Du vieux Rock poussiéreux (« Rokktori »), une fâcheuse tendance à la répétition abusive (« So, You Have Chosen Death »), une voix à faire tourner la mayonnaise (« Last Man In Space »)… Un album sans âme, sorte de zombie errant de la planète musicale, aussi captivant qu’une course d’escargots borgnes. Une petite nuance pour « Moonstone », dernier morceau et aussi le seul avec une ombre de personnalité.

[F.A. Baugé]

SATURN
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