En presque quinze ans, Morten Veland a su imposer son groupe comme l’un des leaders de la scène Metal gothique. Et c’est sans relâche que ce dernier nous offre, album après album, sa vision du monde. The Seventh Life Path est déjà le septième album du groupe, et le premier d’une nouvelle ère chez Napalm Records, où le groupe avait justement commencé sa carrière. [Entretien avec Morten Veland (guitare, chant) par Julien MEUROT]

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Pourquoi avoir quitté Nuclear Blast ?

Nous n’avons pas quitté Nuclear Blast, nous étions juste en fin de contrat. Nous avions un deal pour quatre albums, il était donc temps de renégocier ; c’est Napalm qui s’est montré le plus attractif, tout simplement. 

Est-ce que ta façon d’écrire a évolué au cours du temps ?

Pas vraiment. Au cours des années j’ai développé ma façon de travailler et elle me satisfait pleinement. La seule chose qui évolue, c’est les aspects techniques ; musicalement, c’est fixé depuis longtemps. J’aime travailler seul, car dès qu’une autre personne intervient cela, me distrait et je perds le fil de l’histoire que je veux raconter. Une fois que tout est en place, je peux présenter mon travail aux autres membres. À ce moment-là, des changements sont encore possibles. Jan Erik (guitare) a beaucoup apporté à ce moment-là, car nous n’écoutons pas la même musique et il a des idées que je ne pourrais pas avoir.

Tu restes toujours mystérieux dans tes paroles…

C’est vrai que je ne veux pas en parler : pour moi, cela reviendrait à détruire deux ans de travail. J’aime le mystère qui entoure mes textes, et je préfère de loin que l’auditeur se fasse sa propre idée. La seule piste que je vais te donner, c’est que c’est notre septième album et c’est pour cela qu’il y a le chiffre 7 dans le titre !

On retrouve également 7 éléments distincts dans l’artwork…

Oui, sept éléments qui sont connectés entre eux. Pour moi, la pochette, les paroles, la musique, tout est connecté pour ne faire qu’un. Dans le cas présent, j’ai simplement donné quelques pistes au designer, qui a fait un super travail ; c’est probablement ma pochette préférée.

En bonus, on retrouve une version espagnole de « Tragedienne ». Choix étonnant pour un groupe nordique.

Nous avons énormément de fans qui parlent espagnol, et nous voulions leur faire ce cadeau. Ailyn est espagnole, et notre batteur est d’origine chilienne, donc ça aide forcément. Ce titre a également été fait en Norvégien, en Anglais et en Japonais.

Un de vos titres a été utilisé dans un film, peux-tu nous raconter ?

Cela s’est fait très simplement : le réalisateur voulait un de nos titres car il trouvait que ça collait parfaitement à l’ambiance de son film, il nous a simplement contactés. C’est un véritable honneur pour nous, car si une autre personne que toi veut se servir de ton travail, c’est une preuve que tu as bien travaillé.

Allez-vous faire quelque chose pour vos 15 ans ?

Nous avions déjà fait quelque chose pour les 10 ans et je t’avoue que je pensais que c’était hier (rire). Nous verrons bien ; il y a des tas d’options, ça sera une surprise  !

Retrouvez aussi la chronique de The Seventh Life Path

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