Earth is A Black Hole est le très attendu successeur du premier album Chrome Neon Jesus de Teenage Wrist paru en 2018 chez Epitaph Records. Parler d’ailleurs de groupe est cependant quelque peu incorrect pour ces Américains puisque le chanteur/bassiste Kamtin Mohager a quitté le navire bien avant l’enregistrement de ce nouvel effort. C’est donc Marshall Gallagher qui a repris le flambeau au micro, toujours accompagné de sa guitare et du fidèle Anthony Salazar a la batterie. [Chronique par Norman Garcia – Photo : Lindsey Mann]

TEENAGE WRIST
Earth Is a Black Hole
Rock Alternatif/Shoegaze
Epitaph Records

C’est donc tout naturellement que Gallagher s’est mis à écrire ses propres textes, qui ont d’abord donner naissance aux titres « Yellowbelly » et « Wear U Down ».  Une nouvelle ère pouvait donc commencer pour Teenage Wrist, avec comme premier changement significatif une toute petite place laissé eau shoegaze – beaucoup plus présent sur le premier album – au profit d’un rock alternatif inspiré des 90’s, dans la veine des Smashing Pumpkins par exemple (excepté peut-être avec le morceau « Silverspoon », plutôt My Bloody Valentine). L’autre différence entre Chrome Neon Jesus et ce nouvel opus se trouve au niveau des textes, comme le précise Gallagher : « La différence entre ces deux albums, c’est que le premier était plus nostalgique alors que et ce nouvel album vise davantage à  parler du potentiel que nous avons tous de nous servir de notre passé pour en faire ressortir quelque chose de positif« .

Avec comme point d’orgue le premier single « Earth is a Black Hole » et son refrain entêtant, Gallagher explique pourquoi les américains ont voulu faire appel au producteur Collin Brittain (Basement, Papa Roach, A Day to Remember) pour trouver le bon son, à la fois moderne et très 90’s : « c’est quelqu’un qui travaille très rapidement, nous aimons sa philosophie et il a ajouté pas mal de choses à notre processus d’écriture ».

Pour finir, Gallagher revient sur son état d’esprit au moment de composer l’album : « Tout finira un jour par disparaître, ce qui peut vous faire sentir petit et insignifiant. Mais ce même constat devrait être une motivation pour chacun d’entre-nous, nous devrions en profiter pour dire à nos proches à quel point nous les aimons. Savourez ces beaux moments de votre vie parce qu’ils ne reviendront jamais ! » .

En parlant de fin, l’album se termine quant à lui avec le titre « Stella », dont le brillant final – atmosphérique et aérien – pourra nous faire regretter que le duo de Los Angeles n’ait pas plus œuvrer dans ce sens. [Norman Garcia]