TRIVIUM
 Simm City, Vienne 30/04/2018

Impatients que nous sommes, nous n’avons pas pu attendre la date du 14 avril pour voir Trivium sur scène. C’est donc dans la capitale autrichienne que nous nous trouvons ce soir afin d’assister au nouveau show des Américains. Le Simm City est d’ailleurs l’une des plus petites salles visitées par le combo, ce qui est loin de nous déplaire. Il est d’ailleurs amusant de constater que l’on peut « profiter » quasi gratuitement au concert, l’accès au bar et au merch n’étant pas soumis au contrôle des tickets. Les portes de salle restantes ouvertes, le son est parfaitement audible de l’extérieur et à l’aide d’un œil affuté l’on peut voir la scène…

[Report et photos par Julien Meurot – julien@metalobs.com]

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Ce détail sous le coude, nous passerons sur les premières parties énergiques mais très en dessous à bien des égards. Le public reste d’ailleurs poli et l’ambiance monte petit à petit. Quand retenti le « Run To The Hills » de Maiden la salle est bouillante, et n’attend plus que d’exploser aux premières notes du titre éponyme du dernier album en date, le tout bonnement excellent « The Sin and the Sentence ». Le groupe nous offrira d’ailleurs pas moins de six extraits de ce disque. Mais avant cela, nous allons voyager dix ans en arrière et retrouver un titre issu de Shogun. Les Autrichiens donnent de la voix comme un seul homme, et le nouvel extrait de The Sin and the Sentence, « Betrayer », confirme tout son potentiel sur scène. Il faut dire que le nouveau venu, Alex Bent martyrise ses fûts avec autant de violence que de précision et de groove. Que ce soit les nouveaux ou les anciens titres, il ne fait pas dans la dentelle, et même « Ascendancy » se voit galvanisé par le jeune cogneur. On aurait pu croire que le précédent opus allait être mieux représenté, mais seul un titre de Silence in the Snow sera joué ce soir. C’est « Until the World Goes Cold » qui s’y colle, et force de constater qu’à travers les années Matt Heafy est devenu un excellent chanteur, capable de reproduire à l’identique ses lignes de chant sur scène tout en jouant de la guitare. Il est parfaitement secondé, comme à chaque fois, par un Corey Beaulieu (guitare) impérial au scream et un Paolo Gregoletto (basse) indispensable au niveau des chœurs. 
Définitivement, le riff d’intro de « Strife » fait son petit effet en live et l’ambiance monte encore d’un cran d’autant que la fin de set est pavée de pépites devenues aujourd’hui des classiques du groupe (ou amenées à le devenir). Le final sur « Beyond Oblivion » est d’ailleurs aussi puissant que convaincant. 
L’heure du rappel sonne déjà et le public ne se gênera pas pour entonner un « Shattering the Skies Above » à l’unisson. « Pull Harder on the Strings of Your Martyr » deuxième et dernier titre rescapés d’Ascendancy chauffe a blanc la salle avant la déferlante qu’est « In Waves ». À ce moment précis Matt demande à la foule de s’accroupir pendant l’intro avant de lancer un jump et un mosh pit monumental sur le premier scream de Corey Beaulieu.
Un final dantesque et un groupe en pleine possession de ses immenses moyens. En un mot, on en redemande !!!!!! 


Setlist :
The Sin and the Sentence
Throes of Perdition
Betrayer
Ascendancy
Sever the Hand
Inception of the End
Until the World Goes Cold
Becoming the Dragon
Thrown Into the Fire
Strife
Caustic Are the Ties That Bind
The Heart From Your Hate
Beyond Oblivion
Encore:
Shattering the Skies Above
Pull Harder on the Strings of Your Martyr
Capsizing the Sea (Song played from tape)
In Waves