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WIZARDTHRONE : Hypercube Necrodimensions

WIZARDTHRONE
Hypercube Necrodimensions
Black/Death Metal symphonique
Napalm Records


Rassemblant des membres d’Alestorm, Gloryhammer, Aether, Realm, Forlorn Citadel et Nekrogoblikon, Wizardthrone pourrait à première vue à la simple lecture de son nom, faire croire que cette nouvelle formation internationale évolue dans un Doom fumant (ce « Wizard ») ou un Black Metal sombre et épique (Darkthrone, Enthroned, Hecate Enthroned, etc.), hé bien ni l’un ni l’autre à vrai dire, enfin pas tout à fait. S’il y a ici des influences Black Metal que ce soit à travers le chant convaincant du frontman d’Aether Ream, V. Morbistopheles Jones (basse et chant,) et de M. Archistrategos Barber (guitariste/chanteur britannique également membre du groupe français Deathcode Society, Gloryhammer (live)…), ou bien certains claviers rappelant la grande époque d’un Bal-Sagoth ou Old Man’s Child durant les années 90, c’est plutôt du côté de Children of Bodom que Wizardthrone puise en fin de compte sa profonde source d’inspiration sur ce premier essai. Beaucoup trop d’éléments rappellent d’ailleurs la bande de notre défunt ami parti trop tôt, Alexi Laiho (R.I.P.), et de son comparse Janne Wirman. Aether Realm, le groupe du bassiste/chanteur, s’en inspire aussi clairement. Par conséquent, le résultat est certes, riche techniquement, l’ensemble est dynamique et généreux, mais comme Aether Realm, cela manque d’espace et de temps pour apprécier réellement la musique de Wizardthrone qui pourrait être bien plus épique. Il faut attendre par exemple véritablement le final de l’album sur « Beyond the Wizardthrone (Cryptopharmalogical Revelations of the Riemann Zeta Function) »  pour que justement nos sorciers magiciens développent cette ambiance tant attendue. Les parties de claviers prédominants interprétés par le compositeur principal C. Hyperiax Bowes (Alestorm) (il a écrit 70% des morceaux) en sont en grande partie responsables. Après, si vous aimez les synthés alambiqués façon clavecins à outrance aux sonorités du genre Bal Sagoth ou Dragonforce, vous serez aux anges et en aurez pour votre argent à l’écoute de cet album !

Notons au passage les participations de quelques invités qui viennent en plus rajouter leur patte : Aleksi Munter (Insomnium (live)/Swallow the Sun) qui en remet une couche de claviers sur l’ultime « Beyond the Wizardthrone (Cryptopharmalogical Revelations of the Riemann Zeta Function) » ; le chanteur (et accessoirement guitariste) allemand Florian Magnus Maier alias « Morean » (des excellents Alkaloid et Dark Fortress) sur « Of Tesseractual Gateways and the Grand Duplicity of Xhul » (eh oui ! Les titres de chansons sont aussi copieux !!) ; enfin le multi-instrumentiste Evan Berry (Wilderun) également au micro sur la dernière chanson épique de l’album. Bouillonnant d’idées amenées sur un tempo généralement speed, Hypercube Necrodimensions ne souffre donc d’aucun temps mort ni d’approximation technique, bien au contraire, grâce au talent de chacun de ses membres (l’exemple parfait de la chanson-titre), mais certains sont un peu trop bavards (suivez mon regard vers le claviériste d’Alestorm). Cela manque par conséquent de respirations. Et lien de cause à effet, le principal bémol à cette œuvre internationale réside alors dans le manque d’émotions et de sensation que l’on peut avoir tout au long de ces huit pavés de Power/Death/Black Metal symphonique qui s’enchaînent à un rythme effréné. Tout est propre, parfait à l’oreille, cela déboule à la vitesse éclair, mais on a trop peu d’occasion de savourer les compositions à tiroir de ce quintet international, sauf à la fin de l’album. Dommage. C’est presque du gâchis, mais bon le potentiel est là et certains fans seront aux anges. Reste à voir ce que tout cela donne sur scène. [Seigneur Fred]