ZORNHEYM Where Hatred Dwells And Darkness Reigns COVER

Remarqué au dernier festival Motocultor à l’occasion de leur tout premier concert donné à l’étranger, Zornheym nous avait déjà interpelés avec ses deux singles « The Opposed » et« A Silent God » parus successivement l’an dernier en guise d’amuse-bouches, titres que l’on retrouve ici en ouverture de ce premier album. Mais peut-être vous demanderez-vous qui se cache derrière ce nom presque extra-terrestre ? Et à l’écoute de Where Hatred Dwells And Darkness Reigns, on se dit rapidement que l’on n’a pas à faire à des amateurs… En grattant un peu, on découvre un certain Tomas Nilsson alias « Zorn » à la tête de ce nouveau super combo suédois fondé à Stockholm il y a trois ans à peine. Sur son CV, celui-ci a déjà occupé notamment le poste de bassiste live dans Dark Funeral ou bien celui de bassiste puis guitariste au sein de feu Devian (vous savez, le super projet de Legion, l’ex-chanteur de Marduk, qui a malheureusement splitté en 2011 !). À ses côtés, le très bon Pär Johansson alias « Angst », batteur de Diabolical ; le charismatique chanteur Bendler (Facebreakerex-Scar Symmetry (live), etc.) ; et enfin le plus méconnu Scucca du groupe Encrowned à la seconde guitare. Sur scène, par contre point de bassiste, les samples et les orchestrations au clavier remplaçant allégrement la quatre cordes. Or, c’est justement là le point fort et tout l’attrait de Zornheym : conçu comme un véritable concept-album, ce premier essai longue durée évolue dans un registre Métal extrême symphonique de haute volée et s’articule autour de chansons très travaillées, tant lyriquement que dans les arrangements, et de divers interludes. Si l’excellent « The Opposed » en impose par son refrain et sa rythmique catchy, on se laisse vite séduire et happer dans la psychologie de cette histoire. Les influences varient entre Black Metal mélodique (« A Silent God », « Trifecta Of Horrors ») grâce à des riffs finement ciselés par le duo de guitaristes et des blasts beats justifiés, Heavy Metal (« Whom The Night Brings ») et des touches Indus intéressantes (« Prologue To Hypnosis »). Côté chant, les vocaux de Bendler sont plus que convaincants, le frontman étant capable de passer d’un chant guttural à un chant clair en un éclair, j’en veux pour preuve leur prestation musclée au Motocultor en août dernier et leur final sur l’épique « Hestia » ! Alors fans de Grief Of Emerald, Dimmu Borgir et The Kovenantsurveillez de près ce nouvel outsider suédois, car on risque fort de vous en reparler. 

[Seigneur Fred]

ZORNHEYM
Where Hatred Dwells And Darkness Reigns

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