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Déjà le second album chez Metal Blade pour notre duo britannique (et bruitiste, dirons certains), toujours composé de Dave Hunt alias « V.I.T.R.I.O.L. » au chant et du multi-instrumentiste Michael Kenney alias « Irrumator » (à vos souhaits). Point question de Brexit pour Anaal Nathrakh qui, si à ses débuts en 1998, se voulait un obscur projet studio uniquement, ne cesse depuis 2005 d’écumer les salles et les festivals du monde entier, tout en produisant régulièrement de petites bombes. Ce neuvième manifeste de Black Metal symphonique teinté d’influences Death/Grind (« …So We Can Die Happy ») n’échappe pas à la règle tout en s’inscrivant néanmoins dans la veine plus mélodique amorcée sur Vanitas (2012) puis Desideratum (2014). Brutal (« Depravity Favours The Bold »), décadent (l’inquiétante introduction « The Nameless Dread »), doté d’un son moderne et de samples rappelant leur appétence pour l’Indus (« In Flagrante Delicto »), The Whole Of The Law vous crucifie à vif et on redemanderait presque. La musique sadique de nos compères impressionne toutefois moins de nos jours, du fait d’une certaine accoutumance et de cette approche plus « mélodieuse » depuis deux albums rappelant même un certain Emperor sur les refrains les plus Speed/Black symphoniques avec notamment un grand soin apporté aux chants clairs (« Hold Your Children Close And Pray For Oblivion »). Notons également parmi les deux reprises figurant en bonus sur la version limitée un « Powerslave » de La Vierge de Fer méchamment revisité. Alors soyez rassurés, Anaal Nathrakh n’est pas encore formaté pour l’Eurovision et demeure un groupe unique sans foi ni loi sur la scène extrême.

[Seigneur Fred]

https://www.youtube.com/watch?v=ZY7ELJ0oeaA