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Six longues années déjà depuis le convainquant Ritual Abuse. Pour autant, le maître à penser Parker Chandler (basse & chant) n’était pas resté inactif, puisqu’il a fondé entre temps le non moins excellent Windhand (que nous vous recommandons fortement). Dès l’ouverture, l’écrasant « Haunter Of The Dark » nous montre toute l’étendue du talent du bonhomme. Sombre et poussiéreux, l’album nous écrase de ses huit titres pour une heure de musique. Malgré la respiration acoustique du titre éponyme, le voyage se fait à l’aveugle, dans la pénombre. Bien plus malsain que Windhand, les deux entités de Parker Chandler se complètent à merveille. Il prend même de grosses libertés comme sur « Let It Bleed » ou son chant ne peut que nous rendre fébrile Produit et enregistré par Monsieur Doom Justin Oborn (Electric Wizard), l’album est simplement magnifié par un son en parfaite adéquation avec le propos. Peut-être le disque Doom de l’année, en attendant l’album du maître Oborn.

[Julien Meurot]