DEATHCODE SOCIETY Eschatonizer cover

En ces périodes de vaches maigres sur la scène Black Metal, c’est peut-être finalement plus du côté de la France qu’il faut se tourner pour espérer trouver – telle une intervention divine – une nouvelle sensation, et non plus systématiquement en direction du Grand Nord. Preuve en est avec les Savoyards de Deathcode Society et ce premier opus particulièrement réussi : si leur démo 2 titres Ite Missa Est nous avait mis la puce à l’oreille en 2009, Eschatonizer nous crucifie sur place, tant par la qualité artistique et l’honnêteté de son propos (ici le Black Metal symphonique) que par l’hommage respectueux à ses pairs (en témoigne la reprise bluffante de « With Strength I Burn » d’Emperor en clôture de l’album). Intros grandiloquentes, morceaux épiques savamment construits (d’une durée moyenne tout de même de 8 mn), riffs nerveux et accélérations sauvages renvoyant aux classiques In The Nightside Eclipse ou Anthems To The Welkin At Dusk des Empereurs norvégiens, chant Black correct soutenu par des chœurs impressionnants rappelant un certain Ihsahn… c’est bien simple : il n’y a rien à jeter ! Notre jeune quintet français arrive à transcender ses influences à travers des atmosphères judicieuses et bien senties, comme ces chants religieux sur « NooS » ou le passage final Dark Electro de « The Mark Of Caïn ». Si en plus on vous dit que figurent parmi les invités Ben (l’ex-chanteur de Sybreed) et un certain RMS Hreidmarr (Glaciation, CNK, ex-Anorexia Nervosa), franchement, ce serait vraiment faire la fine bouche voire même une hérésie que de passer à côté de ce magnifique premier album ! [Seigneur Fred]