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DREAMSHADE
Interstellar

Le Metalcore moderne arrive encore à surprendre et c’est le cas aujourd’hui avec A Pale Blue Dot, le nouvel album très mélodique des Suisses de Dreamshade ! Nous avons pu nous entretenir avec Kevin Calì, chanteur du groupe, qui nous en a dit plus à propos de ce quatrième enregistrement studio. [Entretien avec Kevin Calì (chant) par Valentin Pochart en partenariat avec All Rock – Photo : DR]

Comment votre nouvel album, A Pale Blue Dot, a-t-il été enregistré avec le confinement ?
Chacun a enregistré son instrument à la maison. Enfin, on a enregistré la batterie en studio, puis les guitares, la basse, la voix, on a tout fait à la maison. Donc c’était un peu différent de travailler avec cette situation exceptionnelle, mais on restait motivé. On a bien travaillé et on avait un bon équilibre dans l’équipe malgré la situation. Au final, on a bien réussi à travailler, et je crois que le résultat sur ce nouvel album est vraiment cool. On en est très content !

Y avait-il un concept à l’album ?
On s’est inspirés du livre de Carl Sagan [NDLR : dont le titre de l’album est tiré]. On était fasciné par cette histoire parce qu’on est sur la Terre, mais on est très petits par rapport à notre planète et à toute la vie qui nous entoure. Cependant, la Terre et cette immensité vue de l’espace deviennent insignifiantes ! C’était ça qui était très inspirant en fait.

J’ai beaucoup aimé l’album mais particulièrement la chanson « Elephant ». Pourrais-tu nous en parler ?
C’est cool parce que c’est une de mes préférées ! (sourires) Dans cette chanson on prend le point de vue d’un hikikomori. C’est un nouveau phénomène de garçons ermites qui se cachent volontairement dans leurs chambres, ou dans leurs maisons, et qui s’isolent de la société extérieure. Et on parle donc de ça. C’était très intéressant de parler de ce phénomène particulier, et je pense qu’on a bien réussi dans les paroles. C’est l’une de mes préférées de l’album.

Quelle chanson correspond le mieux à ton humeur aujourd’hui ?
Je dirais « Lightbringers », qui est le premier single qu’on a sorti. Je l’aime beaucoup parce qu’elle parle du futur. Elle parle des jeunes générations qui doivent prendre soin de la planète et c’est un message très intéressant, d’expliquer aux jeunes de faire attention d’en prendre soin. Je crois que c’est un message très fort et c’est pour ça que je suis peut-être plus attaché à cette chanson.

CHRONIQUE ALBUM

DREAMSHADE
A Pale Blue Dot
Metalcore
Horang Music

Inspiré du roman de Carl Sagan du même nom, A Pale Blue Dot, le nouvel album de Dreamshade est d’une modernité bluffante. En termes de production tout est simplement limpide et on entendra clairement chaque riff et chaque note sur absolument tous les morceaux ! Les mélodies sont complexes mais entraînantes et les refrains tout simplement massifs. On retiendra entre autres le génial « Elephant » et son riff aigu proche de la perfection, ou encore « Save This », sur lequel des centaines de fans de Dreamshade donnent de la voix sur un refrain, tout simplement énorme ! Comme le chocolat, les Suisses sont généreux, les quatorze morceaux s’enchaînant sans jamais vraiment lasser ni perdre en intensité. ? Nos cinq musiciens se permettent même des expérimentations, comme sur le surprenant « A Place We Called Home », sur lequel Fernando Di Cicco livre des couplets de rap extrêmement réussis, ou encore sur « Stone Cold Digital » où la chanteuse Rose Villain pose sa voix pour un guest spot magnifique ! En conclusion, Dreamshade livre avec A Pale Blue Dot un album qui repousse leurs limites et s’ouvre un avenir radieux qu’on continuera de suivre de près ! [Valentin Pochart]