eldritchL’Italie… Ses pastas, son gorgonzola, et son métal progressif !! Un peu de légèreté des fois, ça ne fait pas de mal ! Mais ce qui nous intéresse avant tout ici, c’est ce Tasting The Tears. Que dire ? Et bien que c’est un superbe album, voilà ce qu’il faut en dire ! Avec ses 23 années d’activité, le groupe nous propose un dixième album qui se veut mélancolique et poétique, la marque de fabrique du combo en somme… La formation italienne menée de main de maître par le duo Terence Holler et Eugene Simone propose à ses fans du riff lourd, mélodique et technique, parsemé d’un chant reconnaissable entre mille et des mélodies de clavier identiques à ce que l’on peut écouter depuis le premier opus du groupe datant de 1995 (Seeds Of Rage). Avec cet album, Eldritch perdure dans ce qu’il fait de mieux, à savoir du prog’ carré avec cette sensibilité musicale qui a un je-ne-sais-quoi de fragile et de beau. Car oui, Eldritch peut être fier de faire partie de ces formations qui possèdent LEUR son ! Ça peut prendre toute une vie, toute une carrière selon les groupes… Avec sa musique, Eldritch a toujours été comme un groupe à part dans l’univers du métal progressif, avec son côté indépendant qui lui est propre et qu’il doit préserver. Après tout, Eldritch ne signifie-t-il pas « étrange » ou « surnaturel » ?

[Guillaume Gautier-Boutoille]