Origin_Omnipresent_CoverDu Kansas, on connaît plutôt les tornades qui dévastent tout sur leur passage chaque année dans le Middle-West américain, mais connaissez-vous la tornade Death Metal nommée Origin ? Quelle que soit votre réponse, penchez-vous vite sur leur nouvelle déflagration sonore et sonique. Formée à la fin des années 90 et comptant dans ses rangs dorénavant le chanteur Jason Keyser (ex-Skinless) et toujours le batteur-poulpe John Longstreth (ex-Gorguts, ex-Angelcorpse), cette formation américaine nous livre à chaque fois des albums studio de haute qualité alliant parfaitement brutalité et technicité. Antithesis (2008) et Entity (2012) nous avaient scotchés dernièrement, et cet Omnipresent ne déroge point à la règle même si l’on craignait que le groupe se prenne les pieds dans le tapis en voulant trop en faire et ne parte un peu en sucette comme sur Entity qui était à la fois le disque parfait et en même temps possédait un goût d’inachevé (probablement à cause d’un changement de line-up). Mais rassurez-vous ! Cette sixième bombe remet les pendules d’été à l’heure et rien n’a été laissé au hasard. La multitude d’enchaînements de riffs plus incroyables les uns que les autres, les soli éclairs, et les rythmiques frénétiques entrecoupées de breaks ahurissants vont vite vous faire headanguer façon hélicoptère (« All Things Dead »), alors que le chant eructé de Jason sied ici à merveille. Mais Origin n’oublie pas de s’accorder quelques pauses mélodiques salvatrices à travers diverses plages instrumentales (« Permanence », « Continuum ») pour mieux faire craquer ensuite vos cervicales comme sur le titre Crust/Grind « Redistribution Of Filth » qui risque de faire très mal dans le pit, le tout dans une ambiance qui lui est propre. Et c’est justement tout cela qu’on aime chez Origin qui arrive encore à innover en 2014 et élever le niveau d’un genre musical pourtant saturé à l’extrême, aux côtés de leaders tels que Nile, Misery Index, ou Cattle Decapitation.

[Seigneur Fred]