Riverside_cover

Point question ici de DeLorean volante et pourtant Love, Fear and the Time Machine incite autant à se replonger dans son passé qu’à se tourner vers l’avenir. Avec ce nouvel opus Riverside ouvre la neuvième porte pour révéler une autre facette de sa personnalité, à la fois plus mystérieuse et plus vivante. Toujours d’un Prog mélancolique, les titres, cristallins et scintillants, coulent tellement de source qu’une fois la dernière note évaporée on s’étonne que ce soit déjà la fin. Mais Love, Fear and the Time Machine n’est pas un long fleuve tranquille. La litanie entêtante de « Under the Pillow » donne envie de se laisser sombrer dans les méandres de l’hypnose. Satyre des accros aux hashtag, #Addicted » et son intro basse à la Nirvana rappellent que Riverside n’a rien perdu de sa superbe en matière de dépression latente. Et puisqu’il est question de basse, celle hyper-présente de « Caterpillar and the Barbed Wire », très slap, sert à merveille l’atmosphère oppressante et sombre de ce titre sans ambiguïté. Le très ambivalent « Discard your Fear » brûle autant qu’il glace. Quant à l’acoustique « Time Travellers », sortez vos mouchoirs, c’est beau ! Le souci du détail fait plaisir, de même que l’attention portée à la cohérence de l’ensemble. Avec un album de cette qualité dans les mains la vie est belle !

[Florie-Anne Baugé]

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