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SWALLOW THE SUN : Moonflowers

SWALLOW THE SUN
Moonflowers
Doom/Death Metal atmosphérique
Century Media Records

Nul besoin de présenter Les Finlandais de Swallow the Sun, dignes représentants d’un Doom Metal mélodique et raffiné. La question que l’on peut légitimement se poser à propos de leur nouvel opus est de savoir si un groupe déjà au sommet de son art avec ses précédentes productions, dont l’excellent When a Shadow is Forced Into the Light sorti en janvier 2019 (interview et chronique à retrouver dans notre n°86 de METAL OBS p. 27), peut encore rééditer de telles performances artistiques ?

Dès les premières secondes d’écoute, le moindre doute s’estompe comme comme neige au soleil. D’ailleurs, point de lumière à l’horizon, mais plutôt un univers rempli de spleen, de noirceur et de mélancolie, comme STS sait si bien le faire depuis vingt ans. Le premier morceau donc, « Moonflowers Bloom  in Misery », transporte l’auditeur dans l’obscurité, surpris par des cris stridents teintés Black Metal. Le dosage parfait entre le chant clair et les growls dans le titre d’ouverture se retrouve d’ailleurs dans la plupart des morceaux, dans lesquels l’utilisation quasi-permanente de violons est faite de manière intelligente, jamais dans la surenchère. Les deux chansons suivantes, « Enemy », et « Women into Sorrow », dont la fin est tout simplement grandiose (!), constituent ainsi de vrais petits bijoux de Doom Metal. Sur « Allows Grieve », une invitée de marque en la personne de Cammie Gilbert (Oceans of Slumber) (le dernier album éponyme des Américains chroniqué ici), permet d’enrichir un  album qui n’en avait jusque-là nul besoin, les deux voix claires se mariant avec finesse et perfection. Si les titres « All Allows Grieve » justement, et « The Void » sont exempts de growls, pouvant laisser penser que le combo finlandais va se ramollir jusqu’à la fin de l’album, « The Fight of Your Life », avec sa magnifique intro acoustique, laisse de nouveau place au retour des puissants growls du glaçant chanteur Mikko Kotamäki avec une fin de morceau encore une fois réussie. En guise de bouquet final, la dernière chanson « This House Has No  Name », la plus violente certainement de l’album avec ses screams Black, permet au groupe de Juha Raivio de fournir un final explosif et d’atteindre son apogée. Nul doute que ce Moonflowers, qui fera date dans l’histoire du Doom et du Metal en général, est d’ores et déjà l’un des albums majeurs et indispensables de cette fin d’année 2021. Enfin, pour ravir les fans, un enregistrement instrumental (cordes et piano) réalisé par The Trio NOX et capté live dans une église médiévale en Finlande, accompagnera la sortie de l’album en édition spéciale. La coupe est pleine ! [Norman Garcia]