The Struts
Strange Days
Pop Rock / Hard Rock 80’s
Umusic



The Struts, c’est l’attitude des artistes fantasmagoriques Rock des 70’s et 80’s associée à une incroyable capacité à renouveler le genre.

Du coup, la sortie de Strange Days était plus qu’attendue. Et quelle réussite ! Chaque titre est une réussite aux influences diverses et variées. On fait ainsi le grand écart entre la pop aérienne de Strange Days, chanté par un Luke Spiller qui se fait accompagner par Robbie Wiliams, jusqu’au hard rock 80’s de I Hate How Much I Want You où l’on retrouve Joe Elliott et Phil Collen, respectivement chanteur et guitariste de Def Leppard.

D’autres invités et non des moindres ont également contribué à cet album : Tom Morello (Wild Child) et Albert Hammond Jr (Another Hit of Showmanship), rien que ça !

Alors, par quel titre commencer pour bien attaquer l’album ?

Coup de cœur de la rédac pour Another Hit of Showmanship dont les arrangements nous renvoient à la grande époque des Smiths. C’est un titre entraînant, positif, dynamique, porté par une basse bien dansante à la manière d’un This Charming Man des Smiths.

Très bon Strange Days également, dont la mélodie au piano nous rappelle Ruby Tuesday des Stones. Le titre est un pur spectacle auditif alternant envolées lyriques et moments de délicatesse.

Am I talking to the champagne : très groovy, on retrouve à nouveau l’esprit des Stones époque Anybody have seen my baby.

Enfin, I hate how much I want you est un clin d’œil à cette drôle de période que nous avons vécu pendant la première mise en quarantaine du début d’année. Le titre démarre par un échange au tél entre Luke et Joe Elliott de Def Leppard. Luke a besoin d’un son bien lourd ? Pas de problème ! La guitare affutée de Phil Collen et la voix de Joe Elliott sont là pour tout dépoter. C’est très 80’s, avec une touche Brian May dans le jeu de gratte, mais en mode saturation maximale et harmoniques déformées à coup de vibrato.

Vous l’aurez compris : cet album est incontournable ! Allez, je vais m’en remettre une dose ! [François Capdeville]