The_Vision_Bleak_-_The_Unknown_-_300dpi_2000x2000px

Les albums de The Vision Bleak avaient tendance à s’enchaîner et à trop se ressembler ces dernières années depuis le superbe Carpathia – A Dramatic Poem. Un certain essoufflement dans l’inspiration du duo allemand commençait en effet à se faire sérieusement sentir, comme si les âmes de ses fondateurs Konstanz et Schwadorf s’étaient perdues, errant quelque part au purgatoire sans cap précis ni motivation… Mais c’est bien mal connaître le génie de nos Teutons, la preuve en est avec ce sixième et magnifique opus The Unknown. Jamais la quête de l’inconnu et de l’occulte n’a peut-être autant inspiré le groupe. Passée une intro atmosphérique (« Spirits Of The Dead ») qui pose le décor en un peu plus d’une minute (ambiance « Horror Metal » comme le qualifie le groupe), c’est pied au plancher que démarre véritablement ce nouvel album studio avec un second long titre bien speed aux influences Dark/Black Metal symphonique, « From Wolf To Peacock ». Rythmé et plein de rage, on constate que nos musiciens d’outre-Rhin sont en forme ce qui fait plaisir à voir et surtout à entendre (à l’image de leur récent concert parisien en avril dernier au Petit Bain, puis celui du Hellfest en juin). S’en suit le tubesque « The Kindred Of The Sunset » démontrant une nouvelle fois tout le savoir-faire du duo quand il s’agit de pondre un titre puissant et mélodique de Gothic Metal avec son break à la basse accompagnée de la voix bien grave du sieur Konstanz. Peu après, c’est dans une noirceur écrasante digne d’un morceau de Tom G. Warrior avec Triptykon que débute « The Unknown », chanson-titre lugubre à souhait et imparable pièce centrale dans ce nouveau chef d’œuvre, vous l’aurez compris. Petite faiblesse tout de même ici de la part de nos compères : un refrain aux consonances Paradise Lost quelque peu trop évidentes, sauvé heureusement par de subtils interludes de guitare acoustique. Bien sûr, de formidables autres moments ponctuent enfin ce disque comme ces percussions doublées une nouvelle fois de guitares acoustiques (« Ancient Heart ») ou ces riffs bien Heavy (« The Whine Of The Cemetery Hound », « How Deep Lies Tartaros », etc.) contribuant véritablement à la solidité et richesse de The Unknown. Alors que vous ayez peur de l’inconnu (ce qui est propre à l’Homme), ou non, plongez-vous les yeux fermés dans cette nouvelle offrande plus que réussie et inspirée de The Vision Bleak, vous ne le regretterez pas !

[Seigneur Fred]