Contre vents et marées, Udo Dirkschneider tient bon. Il doit à présent faire face à l’un de ses plus gros changements de line-up tout en tenant bon la barre de son navire. 25 ans après ses débuts « solos », le vétéran du heavy traditionnel fait toujours autant preuve de passion pour ce qu’il sait faire de mieux : des albums entêtants à la construction solide. .

[Entretien avec Udo Dirkschneider (chant) par Julien MEUROT – Photo : DR]

UDOBonjour Udo, peux-tu nous expliquer les raisons du départ de Stefan?

Pour faire simple, après la tournée Rev-Raptor Stefan a émis le souhait de faire un vrai break à cause de ses problèmes récurrents au dos. Il ne voulait ni participer à la production, ni à l’écriture du prochain album. Du coup j’ai dû me tourner vers quelqu’un d’autre. C’est là que Fitty (basse) entre en jeu pour la composition et la production

 

Justement comment en êtes-vous arrivé à produire vous-même l’album ?

Au début, je voulais que ce soit Michael Wagener mais il était pris avec Lordi. Lorsque je l’ai eu au téléphone pour en parler avec lui, il m’a dit que je pouvais tout à fait le faire moi-même vu que nous avions déjà travaillé ensemble et qu’il savait comment je bossais. J’en ai parlé à Fitty et nous nous sommes lancés.

 

Quid du départ d’Igor Gianola?

Ce fût assez compliqué. Je comptais vraiment sur lui pour la composition de cet album mais au final il n’a rien apporté. Le pire c’est qu’une fois les titres achevés, je voulais qu’il soit en studio avec nous pendant les 4/5 semaines d’enregistrement. Ce à a quoi il m’a répondu. « Écoute je peux être là 2 jours toutes les 2 semaines ». Je lui ai dit que ce n’était pas possible c’est donc Andrei qui s’est chargé de l’intégralité des guitares. Heureusement que nous l’avons trouvé entre temps (rire). A la base Igor devait quand même nous rejoindre pour la tournée mais dès la première date que l’on nous a proposée en équateur, il nous a plantés en me disant qu’il fallait que le prévienne 3 mois en avance minimum. J’ai donc dit stop.

 

Au final donc, Igor a été remplacé par Kasperi Heikkinen pour la prochaine tournée….

Tout à fait. Suite à l’annonce du départ de Stefan nous avions eu plus de 300 démos de guitaristes voulant intégrer U.D.O.. Nous en avions sélectionné 4 et Kasperi était dedans. Heureusement pour nous il était encore libre (rire)

 

Est-ce difficile de travailler avec des musiciens qui pourraient être tes propres enfants ? (ndr : Andrei a 29 ans et Udo 61)

Au contraire c’est génial. Andrei a une approche moderne du son et du jeu. Du coup j’adore ce mélange entre modernité et le côté « old scool » de notre musique. L’expérience a été très plaisante et je suis très satisfait du résultat.

 

Le titre « Basta Ya » est pour le moins surprenant, peux-tu nous en dire quelques mots?

A la base ce titre s’appelait « Dust and Rust » et parle de la crise financière. Je me suis qui qu’il serait mieux en espagnol et du coup j’ai contacté Victor Garcia de Warcry. Il m’a fait la traduction et m’a aidé au niveau de la prononciation en m’envoyant les bandes avec son chant. Du coup je lui ai proposé de garder certaines pistes et d’en faire des cœurs.

 

Il y a pas mal de tubes en puissance sur cet album. Sais-tu combien vous allez en jouer sur scène ?

 

A priori 5 titres. Mais nous allons aussi jouer des vieux titres qui nous n’avons jamais joué auparavant. Mais rassure toi, les classiques seront là aussi. Comment ne pas jouer « Balls To The Wall » (rire)

 

A quand un retour en France ?

Je ne sais pas encore. Nous avons déjà booké pas mal de dates mais pas encore en France

 

Un dernier mot…

Merci à toi et j’espère que l’album plaira à nos fans français. « Merci beaucoup » (en français dans le texte)

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