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Faire de l’argent et mieux gagner sa vie d’artiste, voilà probablement l’objectif que Veil Of Maya avait en tête en composant son nouvel album. Conquête d’un autre public ou trahison pour certains, ces deux facteurs pourront soit mettre en péril le groupe ou, au contraire, les mener vers la réussite. Quoi qu’il en soit, Veil Of Maya est de retour avec son deathcore technique alambiqué aux structures djent et compte désormais dans ses rangs un nouveau vocaliste en la personne de Lukas Magyar, inconnu au bataillon. Au premier abord, Matriarch se veut mélodique dans ses vocalises mais pas forcément dans sa musique, toujours aussi féroce. Voilà pourquoi les avis sont mitigés tout au long de l’album car VoM joue la carte de la séduction et rentre dans le moule du business. Les morceaux restent très corrects, voire bons, comme « Leeloo », le single « Misaka » et son refrain rappelant Periphery (comme beaucoup ici) et le relevé « Teleute ». Veil Of Maya a fait le bon choix d’innover ou d’évoluer, selon ce qu’on préfère, mais attention à ne pas se perdre avec la concurrence, bien rude désormais.

[Loïc Cormery]