Will_Haven_EP

Après un parcours pour le moins décadent, Will Haven semble aller mieux depuis le retour en 2009 de Grady Avenell, son chanteur originel. « Voire Dire », le précédent opus, nous avait laisser présager quelque chose de bon pour l’avenir, on ne s’est pas trompés : cet « Open Mind To Discomfort » – plus proche, avec ses six titres, de l’EP – en dit long sur les ambitions du combo.

La lourdeur, le chaos, le mal être est présent à chaque note ; l’inconfort prend ici tout son sens, et Will Haven développe ses morceaux sur deux ou trois plans, pas plus, qui tournent en boucle pour mieux assommer son auditoire. L’atmosphère pesante d’Hermit, rehaussée d’un clavier inquiétant, met en avant les cris puissant de Grady, martyrisés par une batterie métronomique sur The Comet. Élément surprenant, c’est Chris Fehn, percussionniste de Slipknot, qui tient ici la basse ; un fois de plus, la scène screamo hardcore n’est pas prête d’abdiquer.

[Loïc Cormery]