Yorblind-Blind-But-AliveCe troisième album des Parisiens de Yorblind aura mis du temps à arriver : initialement prévu en juin 2014, il subira un retard de dix mois, notamment dû à un changement au chant marquant l’arrivée de Rash Roberts au micro.

« Blind… but alive » débute par un morceau instrumental (« Blind… ») et s’achève de la même manière (le calme et très acoustique « …but alive »). Entre les deux ? Sept morceaux jonglant allègrement entre death et thrash, parfois saupoudrés d’inspirations prog (sur « Exploited », par exemple), mais toujours efficaces. On retiendra notamment « The Scapegoat » mêlant sans vergogne samples et cordes pour un résultat franchement réussi, le virtuose « The Master » et le très costaud « Genesis ».

L’ensemble tient sacrément la route et s’écoute avec plaisir jusqu’à la dernière note mais – car il y en a un quand même – on regrettera que le chant – en anglais – soit souvent marqué d’un accent français un peu trop marqué ; mais là on chipote.